Livre premier. Cy
re. L’Iíle à’Elbe , sur la côte de Tosca-ne , est très-abondanteen Fer. On creu-se ses Mines dans toute la profondeurpossible ; après quoi on remplit les ou-vertures avec les décombres de la Mine& des terres tirées des hauteurs voisines.Au bout de dix ou quinze ans au plus,ces mômes Mines font aullî abondantesque la premiere fois, &c on les tra-vaille de nouveau. C’est l’opinion debien des gens de l’Art, que la mômechose arrive dans les Mines du Potoíî.Au moins nous voyons qu’on en tiredes pierres chargées d’Argent, qu’on yavoir laissées quelques années aupara-vant , parce quelles n’encroient pointchargées. Ce fait arrive tous les jours,& l’abondance est íì continuelle , qu’onne peut l’attribuer qu’à Faction de lasemence végétative de l’Argent.
Les Alchymistes ( nom odieux par lamultitude d’ignorans qui ont decréditécet Art par leurs impostures ) n’ont paslaissé par le moyen de la Physique , fon-dée fur Pexpérience, d’analyser les Mix-tes , & de les réduire à leurs principes.C’est de-là qu’ils partent pour raison-ner sur l’origine des Métaux. Le Soleil&c les autres Astres environnent la Ter-