94 Traité de Métallurgie ,veines courent vers l’endroit où cesdivisions font plus larges. On peut fai-re de semblables observations pour con-noître les Rivières ou Ruisseaux quichâtient de l’Or ; niais avec moins défureté, parce que l’Or n’est point formédans les Rivières , mais dans les veinesd’où avec le rems les eaux l’ont tiré.
Je ne prétens point diminuer l’auto-rité de ceux qui ont écrit ces observa-tions ; mais je dis que Inexpérience nousL souvent montré le contraire dans lesMines de l’Europe, ainsi que dans cellesdu Pérou. Il est vrai qu en cette ma-tière , comme en toute autre, il n’estpoint de réglé fans exception, & que ladifférence du Ciel ou de notre climat,du Pérou si opposé à ceux de l’Europe ,permet de prescrire ici de nouvelles re-
§ les - .
Je placerai donc au premier rang ,pour l’abondance & la richesse , lesveines qui ont leur cours du Nord auSud , du côté de la Montagne qui re-garde le Nord. C’est du moins la direc-tion que suivent les quatre principalesveines de Porosi, en déclinant un peuvers l’Occident. On nomme ces veinesla Ctnteno , la riche d’Estain , & celle