Livre second. 103
duire le doigt à l’endroit même le plusétroit, & avoir foin de bien luter lesjointures.
On ajuste un vaisseau de terre , oud’autre matière, de façon qu’il ne res-sente point la chaleur du fourneau , Scque le bec du chapiteau puisse y entrerde deux doigts ; après quoi on alluméle feu dans le fourneau. Le Mercurefuyant le feu, se convertit en vapeurs ,& trouvant le haut du chapiteau plusfroid , il reprend corps, Sc tombe parle bec dans le vase plein d’eau. On ra-fraîchira de rems en rems le chapiteauavec des linges mouillés ; & n l’eaus'échauffe, on la temperera avec de lafroide.
Il faut que le chapiteau s ajuste bienau vase , Sc que les jointures soientbien lutées : Sc afin que la force duMercure ne soulevé point le chapiteau »on met un poids dessus ; ou on l'arrêteavec des fils de fer passés par les deuxanneaux qu’on fera faire au chapiteau.On lie ces fils à un fer qui traverse lefourneau, Sc qui est scellé dans deuxpetits murs faits exprès.
Pour tenir l’eau toujours froide , ilfr y a qu a faire deux trous aux deux
Ivj