Band 
Tome premier.
Seite
209
JPEG-Download
 

Livre troisième. 209

êtres, & c’est le spectacle le plus agréa-ble de tous ceux que la Nature nous pré-sente , que cette paix perpétuelle &cette concorde que quelques-uns en-tretiennent ensemble, & cette haineinvincible avec laquelle d’autres êtresse font entr’eux une guerre éternelle.Empédocle établiísoit dans cette amitiéôc ce contraste des choses créées , 1 ori-gine de toutes les générations & alté-rations , qui non-seulement se fontdans les élémens par ces qualités danslesquelles ils s’accordentou se différen-cient ; mais encore dans tous les autres

êtres.

Mais on volt chaque jour des mer-veilles éclater par-là entre les Animaux& les Plantes. J’en pourrois remplir ceChapitre , st je ne voulois me borner &me renfermer dans mon sujet. On re-marque de semblables merveilles entrffles Pierres & les Métaux ; tels íbnt leseffets de l’Aimant à 1 égard du Fer , &ceux de l’Eau-forte , qui dissout l’Ar-gent & le réduit en eau ; l’Or qui s’ytrouve mêlé demeurant entier, fansrefleurir aucun esset de fa violence : tan-dis que cette même Eau-forte, en y fai-sant dissoudre un peu de sel commun >