íii Traité de Métallurgie ,phique , dit une chose qu’on peut aisé-ment éprouver ; savoir que si on éteintun fer rouge, ou tel autre Métal aussi so-lide , dans de seau où on a jette duPlomb fondu , le Fer s’amollit & de-vient ductil ; 8c qu au contraire, si onjette du Plomb fondu dans Peau où l’ona éteint du Fer rouge ou autre Métalauffi compacte , le Plomb s’endurcit ;preuve certaine que les Métaux com -muníquent leurs qualités à l’eau > &que Peau les reçoit par le moyen de lachaleur.
Le bénéfice des Métaux avec le Mer-cure par la coction, est fondé fur ce quenous venons de dire. Il faut faire cetteopération dans des vaisieaux de Cuivre,parce qu’on ne réuffiroit pas, en se ser-vant de vases de terre, ou d’un autreMétal. Le Cuivre communique à Peaula vertu qu’il a de ranimer le Mercure,8c de nettoyer PArgent. Par ce moyen ,ce dernier s’imbibe de Mercure , &c sel’incorpore. L’eau qu’on échauffe dansdes vases de fer , engourdit & amortitle Mercure , ensorte q u fil ne peut em-brasser ni recueillir PArgent. Mais parla contrariété des qualités , il attire ,embrastè & réduit le Cuivre en Pella,