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Tome premier.
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229
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Livre troisième. 119

La régie la plus sure pour ce bénéfi-ce , est d’exprimer sur le Relabe qui íetirera dans les estais de la cuite , unpeu de Vif-argent qu’on remue deux outrois fois dans la cuve. S’il se crêpe &ramastè encore quelque chose, il n a pasdonné tout le fin : s’il ne ramaste rien,c’est une marque qu'il n’a plus rien àdonner , & que le Minerai etoit fi biendisposé, que toutes les parties d’Argentqui pouvoient lui être restées, se fontd’abord unies au Mercure.

Quand on s’est assuré par ce qu’onvient de dire, que le Minerai a donnétout le fin, il faut faire cesser le feu ,ôter le moulinet, & retirer la traverse.Alors le bouillon venant à finir, il saurtirer l'eau chargée de farine, & la verserpar le conduit ; car elle n’emporte niArgent ni Mercure.

Il faut austì ôter le Relabe qui aurapu s’asteoir fur l;i Pella ; Sc si la chaleurcontinuant encore empêchoit de le faire,on l’en séparera avec de l’eau froide,qu’on jettera dans les vaisteaux.

On ne doit pas jetter le Relnbe ; maisil faut en faire un nouvel essai par lefeu, & le moudre , si cela paroît néces-saire.