'í 72. Traité de Métallurgie ,miers. Mais il faut prendre garde quele mur où Ion met les souflets, soit bienperpendiculaire , de peur que le Métalfondu ou les scories ne tombent fur laTuyère , & ne la bouchent.
Les Naturels du Pérou n’ayant pas en-core l’usage de nos souflets, se fer voientpour leurs fontes , de fourneaux qu’ilsnomment Guáiras , & ils s’en ferventencore aujourd’hui.
Ces Guáiras font semblables auxFourneaux Castillans. Ils en diffèrentseulement, en ce qu’ils sont remplis detous côtés , de trous par où Pair s’intro-duit quand le vent foufle, qui est le seulrems où l’on puisse fondre le Métal.
Il sort par la partie d’en-bas de chacunde ces trous, comme d .c petites oreilles,où il y a du charbon par le côté extérieur,afin que l’air y entre chaud. On placeces fourneaux fur des lieux élevés, & oùil y a plus d’air.
Dans d’aurres endroits de ces Provin-ces , on fabrique des fourneaux d’uneautre efpéce, qu’on nomme Tocochim -bos , & qui font semblables à ceux queles Orfèvres appellent Moufles , ou àceux où l’on fait lestai par la Coupelle.
On fond dans ces fourneaux les Mi-