Livre quatrième. zSï
la derniere Argent par. Que chacune deces piécettes air en montant par degrésun demi-denier d’Argent de plus que lapremiere , parce que la perfection del’Argent se réduit à douze deniers , Scqu’on ne remonte que par la moitié d undenier ; le nombre de ces piécettes feraauffi de vingt-cinq.
Il est facile de faire ces piécettes,pourvu qu’on ait une balance & despoids très-justes. La premiere piécettedoit être de pur Argent. Pour faire laseconde , il faut fondre vingt-trois pat-ries d’Argent Sc une d’Or. On appelle-ra cela un Katar. La troisième doit êtrede vingt-deux parties d’Argent, Sc dedeux parties d’Or : ce qui fera deux Ka-tar s , & ainsi du reste. La piécette feradamant de Karats , qu’il y a de partiesd’Or. On fera de la même maniéré lespiécettes d’Argent & de Cuivre. Quandon veut sçavoir à combien de Karats estun morceau d’Or, on frotte le morceaucontre la pointe de chacune de ces pié-cettes qui rapportera la couleur de lapiéce qui lui correspond en bonté ouen alloi.
On doit auffi avoir une grande cuil-lère de fer, pour ajouter au bain du