154 Traité de Métallurgie ,cuit , ce qui se connoît pareillementlorsque le Plomb commence à se consu-mer Sc à former de la Litarge, alors on©te du feu le têt de pot, & on le lailíèrefroidir.
On retire ensuite le pain ou gâteau,qu’on met dans une petite cendréeéchauffée à cet effet pour le rafiner »jusqua ce que le Plomb soit entiere-ment consumé.
La ^perfection de cet affinage se re-centrent à des gouttes huileuses qui na-gent fur le Métal fondu, qui s’appro-chent des bords de la cendrée , s'im-bibent , disparaissent & lai'lent voir àleur place différentes couleurs sembla-bles a l’Arc-en-ciel , & que les Fon-deurs appellent Damascos.
Si c’eit de l’Or ou de l’Argent raffinéqui reste dans la cendrée , il demeurerarond , élevé Sc clair , comme íi c’étoitdu Vif argent.
Si au contraire ce qui reste tient Cui-vre , ou autre alliage, il ne fera ni élevé ,ni clair.
La matière étant figée , il faut la re-tirer de la cendrée, avant quelle soit re-froidie , parce qu’elle ne s’en détachepas ensuite facilement.