2 0 6 . Traités :
enrichir- les ports des Mers de la Fran-ce , les munissant d’un bon nombre deNavires, ou Marchands, ou de guerre,ceux-la bien equippez pour palier les .destroits des Barbares fans danger, les-quels causent de grandes pertes à ceRoyaume, (la feule ville de Marseilleayant perdu plus de quatre millions ,par les prises que ceux de Thunis, &c<d’Alger ont faiches fur eux ), Ceux-cypour courir fur les pyrates & escrimeursde mer. Je ne dis pas feulement enquelque petite estenduë de la mer Me-diterrariée : mais auffi jusques où lesPortugais se sont avancez dans l’Aíìe :«sautant que la France estant plus nom-breuse d’hommes que l’Espagne, elle sepeut rendre puissante en mer êc en ter-re avec l’argenr de ses hommes dont elleabonde ^ pour les remplir , quand mes-ures il n’y auroit que les vagabonds ,feateurs de pavé-, filous, coupeurs debourse . Le autres inutiles à tout bien ,lors qu’ils font en leur pleine liberté : *Car par ce moyen on en pourroit pur-ger la ville de Paris, & autres de ceRoyaume , en les contraignant de fer-
* Moyens d’cmpíoyer en temps de paix , 8táaire gaigner la vie aux vagabons de ia France -■