de Métallurgie, 'f f 4
de ce minéral. A quoi les Espagnolsparviennent à Almaden par le mélangéde la pierre 8c de la terre dans lesquel-les est enveloppée la mine, & qui fer-vent à retenir ou à embaraíïer les par-ties sulfurées du mercure , à moins defrais que la limaille ne le fait dans lacornue.
Il ne m’a pas semblé moins impor-tant de faire attention aux impressionsque íont capables de faire les vapeursmercurielles, tant fur les corps qui ferencontrent dans leur atmosphère , quefur ceux des hommes occupés aux ou-vrages de ces mines ; le préjugé mêmeque l’òn a ordinairement contre les va-peurs qu’exhale ce minéral, redoublentmon attention. Mais j’ai compris quecette opinion étoit du nombre de celles-,qu’il falloir mettre au rang des erreurspopulaires , puisque bien loin que lesterres qui font fur ces mines soient sté-riles, elles font au contraire abondan-tes en grain , & en plusieurs sortes deplantes , qui ne participent nullementde la malignité arsenicale prétendue dumercure que la montagne renferme eníì grande quantité ; & que les sources,qui à côté du, Nord , forcent du pau-