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Tome second.
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'57° Traités

íouvent aise d’appercevoir des endroitsoù le fable a une couleur noirâtre, &Cen général les endroits 1 où il est d’unecouleur un peu différente de celle qu’onlui voit ailleurs. Ce fable noirâtre , oufable d’une couleur différente de celledu reste, est toujours celui à qui il fauts’attacher. S’il y a de 1 or, c’est-là surtoutqu’on le trouve , ou on l’y trouve plusabondamment qu’ailleurs.

Venons à présent à la maniéré donton sépare ces paillettes du fable ; c’estun ouvrage qui ne sembleroit convenirqu’à ces fourmis fabuleuses des Indes \on n’oferoir l’espérer de l’adreíle deshommes , si on ne sçavoit quelle envient tous les jours à bout; Tel bois-seau de sable ne contient quelquefoisque deux ou trois grains d’or auísi petitsque la pointe d’une épingle ; on lestrouve pourtant ces deux ou troisgrains ; on les sépare du reste du sa-ble par une manœuvre très-simple, pardes seules lotions réitérées. L’idée qu’ons’est faite des richeílès du Pérou ferapeut-être regarder avec une espèce depitié nos amasseurs de paillettes, quivont chercher si peu d’or dans de sigrands amas de fable : on ne fcait point