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ye 19 grains par marc au-dessus de ce titre, qui font 1900 grains de finpour les 100 marcs : lesquels étant divisés par , je trouverai qu’il fautallier 7 marcs 1 once 6 gros 15 grains de cuivre avec les 100 marcs d’ar-gent fin, pour en faire des especes d’argent au titre de 10 deniers 1 3 grains r-Sc ainsi de tout autre nombre à proportion.
On doit pratiquer les mêmes opérations pour tous les antres différenstitres auxquels on veut travailler, en réduisant toujours les karats de finen trénte-deuxieme ; & les deniers de fin en grains pour servir de divi-seurs , comme il 3 , ete dit»
11 est à remarquer que ce qui est resté de la division des marcs, tant d’orque d’argent, doit être multiplié par huit pour en faire des onces ; que cequi est resté de cette seconde division , doit être aussi multiplié par huitpour en faire des gros,, & enfin ce qui est resté des gros par soixante Scdouze pour en faire des grains.
ALLIER ou ALLÉER , plus ordinairement allier , c’est fondre plusieursmétaux ensemble pour les mêler ou les joindre l’un avec l’autre , en relisforte qu’ils ne forment plus qu’une feule & même matière for & le fer nepeuvent s’allier pat la fonte, non pas même fe souder sans le secours ducuivre :• l’étain fondu avec l’or s’allie d’une telle maniéré qu’il est impossiblede les séparer, étant même capable de gâter toute une fonce»
Les Indiens mêlent avec l’or de l’émery d’Eípagne, pour en augmenterle poids : ce mélange empêche qu’011 ne puisse connoître , d’une maniérécertaine, le titre de l’or ; les Européens allient le cuivre avec la pierre ca-lamine.
Pour déterminer le dégré de í’alliage ou de la pureté de l’argent, on lesuppose divisé en douze deniers, & lorsqu’il est allié avec un douzième decuivre, c’est un argent à onze deniers : lorsqu’il contient un sixième d’allia-ge, ou deux douzièmes, l’argent est à dix deniers.
On met environ deux gros de cuivre pour l’aliiage fur chaque marc d’ar-gent. L’argent de monnoie est alliée avec une plus grande quantité de cui-vre que ne l’est l’argent de vaisselle, au lieu que l’or de monnoie a moins d'al-ïiage que l’or des bijoux.
ALOI, titre ou bonté intérieure que doivent avoir les monnoies, oules ouvrages d’or & d’argent, suivant les ordonnances du Prince. L aloi del’or s’estime par karats, & celui de l’argent par deniers.
On fe sert plus ordinairement dans les Monnoies des termes de titre, defin, & de loi- Voyez l’explication de ces mots à leurs lettres.
ALOI j terme de monnoie qui exprime le titre ou la'bonté intrinsèqueque doivent avoir 1§§ monnoies on les ouvrages d’or & d’argent»