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Tome premier.
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BAL 8r

pareillement retenu par quatre vides. A cette seconde bocte est ajoutée uneespece de porte-reíïort dans lequel s introduit une petite lame mince en.forme de croissant par le bout, & qui s’ajuste fur le bord du quarté pourretenir Fefpece, ce qui s’appelle ressort j ce ressort retient 1 espece , & sertpar la force du coup à la détacher 8c la chasser de dessus le quarté qui l u ìa donné l’empreinte.

Ce ressort n’est point d’un usage général dans toutes les Monnoies ; ilen est dans lesquelles on se sert d’un jaquemart, qui est une branche defer coudée , armée au bout d’une boule de plomb qui lui sert de contre-poids , & terminée à l’autre bout par une fourche qui embrasse la bocte d’eahaut, & sert à l’enlever au lieu & place du collier , jumelle & boulon ci-dessus décrits.

Au bas du balancier placé à fleur de terre, & garni d’une forte maçon-nerie , est une profondeur qui s’appelle la fosse où fe tient affis le Mon-noyeur qui doit mettre les flaons entre les quartés , ou les retirer quandils font marqués.

Lorsqu’on vent marquer un flaon , ou frapper une médaille, on les met* sur le quarté d’éffigie ; & à Imitant des hommes tirant chacun de leur côtéun des cordons de la barre ou fléau , font tourner la visse qui est enclavée,qui, par ce mouvement, fait lever & baisser la bocte d’en haut où tient Vandes carrés, ensorte que le flaon qui se trouve au milieu prend en memetems la double empreinte des deux carrés.

Ge qui fait la différence entre le monnoyage des efpeces & celui des mé-dailles au balancier , c’est que les especes n ayant pas un grand relief femarquent d un seul coup , & que pour les médailles , il faut les rengrenerplusieurs fois & tirer plusieurs fois la barre, avant qu’elles aient pris toutel’empreinte , outre que les médailles dont le relief est trop fort fe moulenttoujours en fable , &ne font que fe rengrener au balancier, & quelquefoissi difficilement qu’il faut donner jufqu’à douze ou quinze coups de la barrepour les achever.

La presse est une espece de petit balancier qui a toutes les parties essen-tielles du grand, avec cette différence que la visse n’étant qu’à un filet, n’estque foulante & point aspirante , 8c que la barre est, pour ainsi dire , parta-gée en deux , 8c ne fe tire que d’un côté.

On a inventé , dans le dix-huitieme siecle, une nouvelle machine pourfrapper l a monnoie, qui feroit d’une grande utilité si le projet & le modèle,qui en furent présentés à l’Académie des Sciences en 1717, pouvoient auffifacilement s exécuter, qu’ils paraissent ingénieusement imaginés.

Cette machine est une espece de moulin à qui les forces ordinaires, tel-s que font le vent, seau, ouïes animaux, peuvent donner le mouve-

Tomc /. L