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; rant dans Paris, que dans les Provinces, lorfqu’ils font à demi usés , siccr aindre en 1644 au Procureur Général de la Cour des Monnoies, que ces^rieurs ;ne les vendissent ailleurs qu’aux Fermiers des Monnoies du Roi,'Ucme à des personnes qui pouvaient en abuser , Sc en fabriquer de fausseîUonnois.
Ces raisons Tobligerenr de poursuivre un Règlement pour les Crieursde galons & passemens d’or Sc d’argenc. Sur son réquisitoire la Cour desMonnoies par Arrêt du aï Novembre 1644, fit défenses à toutes personnesde s’entremettre de crier , ni d’acheter des vieux galons Sc passemens dorSc d’argent dans tour le Royaume, fans en avoir obtenu la permission de laCour ou des Généraux Provinciaux, ou en leur absence des Officiers desMonnoies particulières de leur ressort, defquels ils feroient tenus de souf-frir les visites, pour, ces passemens dor & d’argent brûlés, être portés danslez Monnoies Sc chez les Changeurs , 8c y être convertis en especes aurcoins & armes du Roi, 8c la valeur rendue à qui il appartiendra ; avec dé-fenses de les porter ailleurs qu’aux Maîtres des Monnoies Sc aux Changeurs,qui tiendront registre des achats qu’ils en feront suivant les Ordonances ;a vec pareilles inhibitions Sc défenses à toutes personnes de quelque condi-dition Sc qualité quelles soient d’en acheter aux Crieurs , fur peine dernille livres d’axnende, confiscation des passemens d’or Sc d’argent & depunition corporelle. Cet Arrêt fut publié à Paris le 7 Decembre 1644 ;
mais n’étant point exécuté, le Procureur Général en .fit íà remontrance ala Cour , qui pa r autre Arrêt du 27 Septembre 1649 , fit itératives inhibi-tions Sc défenses à cous Crieurs de passemens d’or & d’argent du Royaume,d’en acheter aucuns fans permission de la Cour, ou des Présidons & Con-seillers d’icelle étant fur les lieux, & en leur absence des Généraux Provin-ciaux , & Officiers des Monnoies particulières de leur ressort, defquels ilsseroient tenus souffrir les visites ; pour les passemens d’or & d’argent brûléserre par eux portés chez les Changeurs Sc dans les Monnoies, pour y êtreconvertis en especes aux coins & armes du Roi, & la juste valeur leur en.erre rendue, avec telles autres ou semblables défenses , que celles portéesau précédent Arrêt.
Dès qu’il fur publié, plusieurs Particuliers donnerent leur Requête à laCour , tendante à ce qu’il lui plût, attendu qu’ils croient en possession de-puis longues années , d’acheter les vieux galons & passemens provenans desManufactures fur foie , lorfqu’ils ne pouvaient servir qu’à brûler , leur per-mettre d acheter ces fortes d’ouvrages , à la charge de les vendre aux Maîtres<des Monnoies a raison de vingt-six livres le marc , & défenses être faites àtoutes personnes de les troubler en cet exercice.
Sur cette Requete la Cour par Arrêt du 2p Septembre de la même année
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