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Tome premier.
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ou bien on emploie cet or à dorer des ouvrages qu’on appelle vermeil doré ,& pour cela on l’amalgame avec du mercure & on remploie ensuite à cesfortes d’ouvrages.

On amalgame l’or en chaux dans un fourneau à vent, on y met nn creuset,on charge le creuset de l’or en chaux , 8c on sait grand feu : quand l’or est enpâte , on jette dans lecreuset deux fois autant de mercure qu’il y a d’or , onle couvre ,8c on retire auffitôt le creuset du fourneau j lorsque lecreuset estun peu refroidi, on verse 1 or 8c le mercure dans un vaisseau plein d’eau com-mune , d où on le retire en pâte blanche , & on l’étend sur Fouvrage à dorer ren met après cela l’ouvrage au feu fur une plaque ou grille deser , où le mer-cure s’évapore à mesure que l’ouvrage se recuit 8c rougit ; mais on ne le laidepas trop rougir, parceque cela feroit pénétrer 1 or dans les pores de l’ouvragequi se dédoreroit ainsi. Quand l’ouvrage est assez recuit , il paroit de couleurjaunâtre, & il ne reste plus qu’à le brunir pour lui donner la couleur ordi-naire du vermeil doré.

II est à remarquer que la couleur deTor en chaux est plus belle quand Fordbnt on a fait le départ est au-dessus de vingt-karats , & l’argent qu’on y a ;mêlé au-dessus de dix deniers , parceque quand For 8c Fargent font au-des-sous de ces titres , l’expérience fait connoître qu’en lavant For en chaux avecde 1 eau de riviere , il s’éleve une quantité de paillettes d’or impalpables furfa surface, qu on n’en peut recueillir qu’avec beaucoup de perte & de dé-chet , outre que For paroi r de couleur pâle qu’on appelle veusle ; en ce cas on-affine l’or Sc l’argent avec le plomb, comme on fait les affinages d’argent 9 ,avant que d’en faire le départ..

Procédé pour retirer l’argent des eaux fartes après les départs d’or.

Boizará. Quand on veut retirer l’argent des eaux fortes qui ont servi au départ,'.

on met seau forte dans une bosse de terre ou de verre lutée de terre , appel-lée matras : on fait entrer lecol du matras dans un alembic,on les lutte bienensemble , & on fait distiller l’eau forte dans un récipient. Quand cette-distillation eít environ au tiers, on retire l’eau qui a été distillée , & on F ap-pelle eau simple , parcequ elle ne contient que-des flegmes , mais quoique-simple , elle "peut encore servir de premiere eau pour commencer à amollirla grenaille en d’autres départs. Ch remet ensuite le récipient pour conti-nuer la distillation. Quand elle est achevée, l’eau qui a été distillée est appellée:eau repaflée , & se trouve alors en état de servir de derniere eau pour per-fectionner d’autres départs ; elle y est même plus propre qu auparavant par-ceque les eaux fortes quin’ont pas encore servi , sont chargées de flegmes 1qui les rendent plus corrosives que dissolvantes, 8c ces flegmes ne peuvent