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Tome premier.
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Officiers Affinears qui, jufqu’à présent, ont cru avoir droit d s retenir íachaux dor des départs.

L’argent du creuset étant en état dette grenaillé, le Fondeur prit cecreuset avec ses tenailles & versa lentement le bain dans un grand baquetrempli d’eau à la hauteur de vingt à vingt-deux pouces , & au fond duquelil y a une grande badine pour recevoir ces grenailles.

Les grenailles retirées avec leur baíïìne furent desséchées fur le feu, puispesées. II s’en trouva quarante-trois marcs six onces quatre gros, (à quoi ilfaut ajouter le poids, alors ignoré de trois échantillons de grenailles quele sieur Hellot avoir reçu avec une cuillerée de fer enfoncée dans l’eau fousle jet, une autre partie de la surface du creuset, une autre petite quantitédu milieu, autant du fond pour en faire trois essais. ) Plus une once six grosd’argent provenant des lavûres du creuset pillé , & un marc , une once ,un gros, de ce que le Fondeur nomme Lavùre ; c’est la couche d’argentqui reste dans le creuset, après ce lent écoulement de ce métal dans l’eau dubaquet.

Les quarante-trois marcs , six onces , quatre gros de grenailles auriféréesfurent distribués à peu-près également ,en six marras de verre lutés ; on ver-fa dans chacun une premiere quantité déterminée arbitrairement ou par ha-bitude , de l’esprit de nitre distillé chez les affineurs , mais reconnu pur parles épreuves qui en avoient été faites : on plaça chacun de ces marras fur unbain de fable déja brûlant : deux heures après , on retira les marras de dessusle fable & les ayant laissé refroidir , pn en versa l’esprit de nitre chargéd’argent dans des cornues de verre lutées pour la distillation , car c’est parla distillation du dissolvant qu’on est dans l’usage à Lyon de déssécher l’ar-gent pour le remettre ensuite en fusion & en lingots : on n’y connoît pas ledépart par les lames de cuivre. La chaux d’or commençoit à se rassemblerau fonds des marras ; mais comme il restoit encore quelques grenailles d’ar-gent non dissoutes , on y versa de nouvel esprit de vin , & l’on replaça lesqiatra? fur le fable où on les laissa jusqu a près de quatre heures, qu’on lesretira pour en verser 1 esprit de nitre dans les cornues & pour y en remettrede nouveau, afin d eyiter que vers la fin du versement de la liqueur chargéed argent, il ne paíîat avec elle dans la cornue quelque mollecule de chauxd or, ce qui auroit rendu l’expérience douteuse : on fit égouter ce reste deliqueur de chaque matras dans des coupons ou jattes de fayence blanche : aumoyen de cette précaution , il n’y eut pas un atome de chaux d’or de perdu.

II se trouva quatre marras, qui apparemment contenoienr plus de grenail-les que les deux autres , dans lesquels il fallut verser une quatrième fois del’esprit de nitre , puis les remettre au feu ; enfin lorfqu’en les examinant at.ggntiyement ayec une bougie allumée ? on fut assuré que le dissolvant, quoi-

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