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* & portera la ’ perte & tarresur lui, & outre cette obligation Madame” Jeanne Reine de France & de Navarre, oblige ses revenus & appanages
* aux conditions susdittes.
E’Ordonnance du Roi Jean donnée à Paris le r.8 Décembre i 5 j $, porte;que « par clameier de nos peuples , il est venu à nôtre connoissance qu ilsw ont été grèves & travaillés plus que nous ne voulussions - - -pour la grandev compaffion & pitiéque Nous avons des gfi’êfs qu’ils ont souffert a cause»» de nos Guerres, leur avons promis. .. . que Nous 8ç nos Successeurs Rois’* feront doresnavant perpétuellement bonne monnoie & stable en notre** Royaume.-.- Nous ordonnons , promettons dès maintenant pour lors , que
Nous ferons très force monnoie j c est à savoir &c, à ramener un marc de 't» fin or a onze marcs d’argent justement desdites mon noies, les Archëve-»> ques, Evêques, Chapitres Cathédraux, & des Nobles plus notables en cha-« cune cité auront un étalon ou un patron , afin que le poids ou loi ne leur» puisse être mué ne changé, & ne pourront ne Nous ne nos Successeurs« jamais doresnavant muer ne changer nosd. mon n oies , ne : autrement que». dessus est dit & déclaré , sauf les modifications ci-dessus écrites.
» Item , que Nous en notre personne , avons promis & promettons de bon-» ne foi, & aussi ferons promettre à notre très cher & amé fils le Duc de Nor-** rnandie & à nos autres Enfans , & auffi à ceux de notre sang & lignage >u & aussi le jureront aux Saints Evangiles de Dieu notre Chancelier, les“ gens tenans notre Grand Conseil de nos Comptes, nos Trésoriers Mai—» tres , Gardes & autres Officiers des Monnoies , présens & avenir que COst-» tre les choses dessus dites ne conseilleront, ne consentiront être fait le« contraire , mais procureront Sc pourchasseront de tout leur pouvoir que» l’Ordonnance dessus dite soit tenue perpétuellement ferme 8c stable, 8c» se par aventure Nous appercevons qu’aucun par délibération Nous con-" seille le contraire des choses dessus dites, Nous le priverons de tous Offi-» ces fans aucun rappel, & que contre les choses de if us dites n’impétrerons* dispensation aucune, ni de celle n’userons ».
C’est depuis ce tems & en exécution de cette Ordonnance , que les Prési-dens & Conseillers de la Cour des Monnoies font toujours ferment à Leurréception de ne conseiller ni jamais consentir l’empirarice.
C’est auffi en exécution de certe même Ordonnance que les Officiers c? ecette Cour , jouissent d’un droit appeilé deniers forts ou poids forts à chaquechangement de nouvelle valeur de monnoie , à cause qu’ils sont obligésdsconseiller aux Rois ce qu’il convient faire pour donner les ordres fur le faixdes Monnoies. Voyez Píed fort.
ENFORClR la Monnoie, c est augmenter le fin de poids dor ou d’ar-gent qui est en l’efpece.