tulté de consommer est egalement repartie j Sc plus les amas d argont seroncfaciles, plus l’argent fera rare dans le commerce.
6 °. Plus l’argent fort du commerce, plus la défiance s’établit.
7 9 . Plus l’argent est rare dans le commerce, plus il s’éloigne de la fonc-tion de signe pour devenir mesure des denrées.
8°. La feule maniéré de rendre l’argent au commerce, est de lui adjugerun intérêt relatif à la fonction naturelle du signe, & à fa qualité usurpéede mesure.
9°. Tout intérêt assigné à l’argent ,.est une diminution de valeur sur lesdenrées.
io°. Toutes les fois qu’un Particulier aura amassé une somme d’argentdans le dessein de la placer à intérêt, la circulation annuelle aura diminuésuccessivement jufqu’à ce que cette somme reparoiíse dans le commerce. Ilest donc évident que le commerce est la feule maniéré de s’enrichir utile àl’Etat. Or le commerce comprend la culture des terres, le travail industrieuxSc la navigation.
ii 0 . Plus l’argent fera éloigné de fa fonction naturelle de signe , plus l’in-térêt fera haut.
n°. De ce que l’intérêc de l’argènt est plus haut dans un Pays que dansun autre, on en peut conclure que la circulation s’y est plus écartée de l’or-dre naturelle ; que la classe des Ouvriers y jouit d une moindre aisance ;qu’il y a plus de pauvres : mais on n’en pourra pas conclure que la maffe deslignes y soit intrinsèquement moins considérable, comme nous l’avons dé-montré par notre premiere hypothèse.
i II est evident que la diminution des intérêts de l’argent ne peut s’o-perer utilement que par le rapprochement de la circulation vers l’ordrenaturel.
14". Enfin par-tout où l’argent reçoit un intérêt, il doit être considéréfous deux laces à la fois : comme signe , il fera attiré par les denrées ; commemesure , il leur donnera une valeur différente suivant qu’il paraîtra, oudisparaîtra dans le commerce, dès lors l’argent & les denrées saturerontréciproquement.
Ainsi on peut définir la circulation composée, une concurrence inégale desdenrée* & de leurs signes en faveur des signes.
Rapprochonsà présent les sociétés les unes des autres, & suivons les effetsde la diminution , on de 1 augmentation de la masse des signes par la balan-ce des échangés que ces sociétés font entr’elles. Si cet argent que nous sup-posons -s etre absente du commerce pour y rentrer à la faveur de I’usure estpasse pour toujours dans un Pays etranger , il est clair que la partie des den-rées qui man quoi t de son équivalent ordinaire, s’absentera aussi du com-
CircnlîtioB
composée.