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souliers à main : car il faut donner à cet argent la plus grande chaleur, tantpour le fondre , que pour le tenir en fusion , jusqu’à ce qu’il se soit affiné parìui-même. On dérange quelques charbons pour voir ce qui se passe dans laCoupelle j le Rafìneur connoît que son argent est rafine en tenant horizonta-lement fur le bain de ce métal une baguette de fer. Si ce bain la réfléchit aussiterminée & auflì nette que la réfléchiroit une glace de miroir, il juge que sonargent est pur ; alors il dérange les charbons autour de la coupelle , & portaíur le bain un peu d’eau avec un long tuyau : ce réfroissiífement subit en figelafurface, L’argerit qui est encore en fusion brise cette croûte qui le geneenbouillonnant, & s’éleve en une infinité de petits rochers.
Cet argent essayé à deux parties de plomb, íe trouve à onze deniers vingt- Hellot.deux grains & demi : quand on l’essaie à huit parties, on ne le trouve qu àonze deniers vingt grains , ce qui cause de la perte au Propriétaire.
L argent simplement affiné est quelquefois de huit à dix grains plus bas ,l’un & l’autre ne nous patent pas devoir être indifféremment essayé avec lamême quantité de plomb. Enfin pour savoir si un bouton de coupelle est fin ,on le réduit en une lame mince sur un tas d’acier, on en coupe huit a dixgrains pour les dissoudre dans un gros ou environ d’efprk de nitre ou d’eauforte, on étend cette dissolution par douze ou quinze gouttes d’eau pure ,on verse le tout dans un verre à vin non perlé, puis on y fait tomber huit oudix gouttes d’efprit d’urine ou de sel ammoniac. Si le mélange de ces deuxliqueurs prend une belle couleur bleu , on peur être assuré que le bouton decoupelle tient encore d u cuivre 5 plus le bleu fera fonce, plus il en tiendra:mais si cette couleur éroit fort foibJe, elle pouroi: faire soupçonner que seauforte même seroit cuivreuse j car le salpêtre de l’arsenal que les Distillateursemploient pour faire cette eau forte , est rafiné d abord dans de grandeschaudières de cuivre , puis mis dans de petits bassins aussi de cuivre, pours’y congeler en pain : il fe fortne«dans ces vaisseaux beaucoup de verd de grisqui peut altérer la pureté du salpêtre, Sc le cuivre de ce verd de-gris peutmonter avec les vapeurs acides de ce sel, Sc rendre l’eau forte cuivreuse:ìe même esprit de sel ammoniac volatil versé par gouttes fur le dissolvant feraconnoître aussi s’il contient du cuivre ou non.
Quoiqu’une partie des Essayeurs de France soient dans l’ufage de n’em- Doses daployer que deux doses de plomb pour tous les essais , savoir celle de deux gros P !omb>ou de huit parties pour tout l’argent, depuis celui des affinages, jusques Sccompris l’argent à sept deniers, Sc celle de seize parties pour tout l’argent audessous de ce titre : cependant dans une fuite d’expériences ordonnées parArrêt du Conseil du z6 Novembre 1761 , auxquelles nous avons assistés enexécution dudit Arrêt,
Nous avons remarque 1 ?. qu ayant mis dans une coupelle simple du Bureau ,, ^ r S cnt
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