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les essais.
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départ : îe tout a été passé en coupelles des Orfèvres avec S parties de plomb jle bouton bien venu a été laminé & départi dans de l’eau-forte affoiblie, en-suite dans de l’eau-forte pure , lavé & recuit, cet or du cornet s’est trouvé X, il auroit eu plus de poids s’il fut resté de l’argent dans le cornetsQu’on a fait un autre estai de six grains de la même chaux d’or avec1 z grains d’argent de départ pour avoir un petit cornet suivant l’usage desEssayeurs ; ce petit cornet traité comme le précédent qui est double, mais quin’aété passé en coupelles qu’avec 4 parties de plomb, s’est trouvé de mêmeà z j karats -—me, c’est la preuve que le cornet provenant de For en chaux neretient pas d’argent.
Ancienne Avant l’invention d’essayer à la coupelle , quand on vouloit savoir lefaçon de faire titre dune monnoie , ou autre matière d’argent, on en tiroir un à deux grainsavec un petit instrument appellé Eschoppe , on les mettoit sur des charbonsavdens, 6 c on jugeoit par leur couleur plus ou moins blanche du titre de l’ar-gent , ce que l’on appelloit faire l’essai à la rature ou à Véchoppe.
Pour essayer l’or , on se servoit de la pierre de touche & de petits morceauxd’or à différent titre éprouvés qu’on appelloit touchaux , ils étoient commedes ferrets d’aiguillette assez plats, fur chacun desquels le titre étoit marqué ,on frottoir l’espece ou autre nmtiere d’or sur la pierre de touche ; on y frottoiraussi les touchaux que l’on croyoit les plus approchans du titre & comme letitre de chaque tostchau y étoit marqué, on jugeoit à peu-près de son titrepar fa couleur en la comparant avec pelle qu’imprimoient les touchaux,
Ce procédé ne pouvoir pas être fort certain, ort en a cherché d’autres quiasturastent mieux le vrai titre de l’or , enfin on $’est fixé à celui de la coupelle& de l’eau-forte, comme devant être plus juste. Les Essayeurs depuis ne sesont servis que de cette façon : les Orfèvres de quelques Provinces ont con-tinué de faire leurs estais d’argent à la rature, & ceux d’or à la touche ; &au lieude touchaux ils fe font servis des especes d’or ayant cours dont on étoit affurédu titre par l’essai à l’eau-forte & à la coupelle ; on leur a fait depuis une loide ne faire leurs estais qu’à la coupelle & á l’eau-íorte.
On croît que l’esiai 3 la coupelle a été inventé vers Fan 1300, fous Philippele Bel, peu de tems après que le titre des ouvrages d’argent eut été amélioré :cette maniéré d’essayer l’argent paroît avoir été portée d’abord au point oùnous la voyons à présent ; nous lisons dans des registres du même siécle quedans les rapports des essais que les Gardes-Orfèvres faisoient en la maisoncommune, ils distinguoient non-seulement les deniers, les grains & les de-mi grains de fin , mais austì le quart de grain de sin.
Quant à l’essai de l’or par voie de départ ou de dissolution , cette façon n’aété découverte, ou dii moins mise en usage que phis de zoo ans après la