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Tome premier.
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514 F O N

afin que la cire puiífe fondre doucement & s’écouler par les conduits qu<sl’on a ménagés au pied du moule qu on ferme ensuite exactement avec de laterre quand toute lacire en est sortie , ce qui se connoît, íì elle rend on poidsà peu-près pareil à celui que le Sculpteur a employé.

Après cela l’on emplit tout le trou de briques jettées au hazard, & l’ottaugmente le feu du fourneau , jufqu’à ce que & les briques Sc le moule de-viennent toutes rouges j ce qui se fait ordinairement en vingt-quatre heures »Sc lorsque le feu est éteint Sc que cour est refroidi, l’on ôte les briques à laplace desquelles on met de la terre un peu moite qn’on bat Sc qu’on élevsjufqu’au haut du moule , afin de l’astermit encore davantage.

Les choses en cet état, il ne tests plus qu’à fondre le métal, Sc à le couler,’& c’est à quoi sert le fourneau d’en haut.

Ce fourneau en forme de four est fait avec de la terre franche & des tuì-laux , Sc avec trois ouvertures, I’une pour y mettre le bois, l’autre pour ser-vir d’évent, Sc la troisième par où doit couler le métal.

On pratique depuis cette derniere ouverture qu’on tient bien fermée peu-’dant que le bronze est en fusion , une espece de petit canal par lequel le métalfondu puiíïe se communiquer à i’échêiie, c’est-à-díre, à un grand bassin deterre qm est au-deííus du moule, au fonds duquel aboutissent les grosses bran-ches des jets qui doivent servir à le porter dans toutes les parties du moule.

Il faut remarquer que ces jets font toujours terminés pat des godets ausside terre que des Ouvriers de la fonderie tiennent exactement bouchés avecdes quenouillettes , afin qu’à l’ouverture du fourneau, le bronze qui en fortcomme un torrent de feu, n’y entre que lorsque l’échêne est afiez rempli dematière pour couler dans tous les godets à la fois ; ce qui arrive lorsque lesCompagnons Fondeurs levent ces quenouillettes qui font de longues vergesde fer avec une tête à un bout auísi de fer , capable d’occuper tout le diamètrede chaque godet.

On appelle un perrier le long mórcëaít de fer emmanché au bout d’uneperche dont on fe sert pour déboucher le trou du fourneau & donner issueau métal qui, en un moment remplit le moule & acheve l’ouvrage, au moinspour ce qui regarde le ministère du Fondeur , le reste étant de l’art du Sculp-teur qui , quand la figure est débarassée de la terre Sc du moule qui l’envì-ronne, en scie les jets dont elle paroît toute couverte comme un corps de ses■veines, & la réparé avec les instruments convenables à son art, comme fontles burins, les échopss, les cizelets, les poinçons, les ristoirs, Sc c.

De la fonte des Cloches ».

Tout ce qu’on y tens de dire de ce qui sVoserve pour jetter de$ Statues ess