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Tome premier.
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fer. On charge ensuite le fourneau de charbon , & quand il est bien allumé.Sc le creuset bien recuit & bien chaud, on bouche la ventouse : enfin , aprèsavoir de nouveau bouché le fourneau de charbon rond, on le couvre aussid’un couvercle de fer, ne discontinuant point de faire agir le soufflet, &de fournir de charbon , jusqu’à ce que les métaux soient en bain.

Fourneau a vent. C’est le second fourneau destiné à la fonte des mé-taux pour les monnoies.

Ce fourneau a par bas un foyer creux en maniéré de coupelle avec faventouse au-devant : au-dessus de la ventouse, est une grille de fer scellésdans le massif du fourneau , dont les barrés qui sònt carrées font couchéesfur l’arrête, afin que lá poussière du charbon n’y reste pas : au-dessus de lagrille est l’endroit où se met le creuset, qui ordinairement est de fer forgé jc’est aussi par où l’on met le charbon pour entretenir le feu du fourneau.

Quand le creuset est chargé de matière , on le couvre de son couvercle,& quand le fourneau est chargé de charbon , on couvre le tout d’une chape•de fer onde terre; cette chape a par le haut une ouverture de cinq à sixpouces de diamètre, Sc pour plus de commodité-, elle peut fs séparer endeux j on sépare ainsi la chape afin de pouvoir en ôter la partie de devantavec des tenailles à crochet, soit pour remettre des matieres.au -creuset & ducharbon au fourneau , soit pour retirer tout-à-fait le creuset, lorsque le métalest en bain.

Cè fourneau s’appelle fourneau à vent, parceque l’air qui entre par laventouse qui est au bas , & qu’on laisse ouverte, tient lieu du soufflet quifournit le vent dans les autres fourneaux. L’or 'se fond ordinairement dansdes fourneaux à soufflet, pareequ’il a besoin dune chaleur plus forte SLplus violente ; l’argent, le billon & le cuivre se fondent au fourneau à vent.

FOURRER LA MONNOIE. Cette fraude se pratique de plusieurs ma-- nieres , où , en couvrant avec des lamés d’or ou d argent soudées par les bordsUn flaon , soit de cuivre , ou de fer , ou de métaux mêlés , que l’on fait passerensuite dans les fers pour le monnoyer : ce faux flaon se frappe comme lesvéritables , & peut même recevoir la légende & le cordonnet de la tranche,ce qui rend ces fortes de pieces très difficiles à reconnoître , & c’est ainsi quefont fourrées les anciennes médailles : ou en appliquant l’or ou l’argent furle flaon , en forte qu’il ne fasse qu’un corps , & ait un son semblable à celuides bonnes especesj c’étoit l’invention d’un nommé Merlin fameux fauxMonnoyeur.

Cette fraude se peut découvrir ou par le poids , ou par le volume qui x>Sfont jamais bien semblables à ceux des bonnes especes, fut tout le volume»qui est toujours ou plus epais ,ou plus étendu.

FRAI^ én terme de monnoie, est l’altération ou diminution qui arrive