Band 
Tome premier.
Seite
634
JPEG-Download
 

*$4 I I V

ne pareillement le nom de livre j on la distingue austr par cettS dénominationde la livre de poids.

La livre parisis est de vingt fols parisis, Sc le fol parisis de douze deniersparisis j chaque fol parisis valant quinze deniers tournois , ensorte qu une.livre parisis vaut vingt-cinq fols tournois ce qui est un quart en fus plusque la livre tournois ; le mot parisis fe dit par opposition à tournois , à causedu prix de la monnoie qui valoit un quart de plus à Paris qu’à Tours.

La livre de compte numéraire est composée de vingt fols 5c chaque sol dedouze deniers.

Ces monnoies dé compté ont été. inventées cirez-toutes les Nations, pourìa facilité des calculs 5c du commerce : les Juifs Sc les Grecs Te font servisde la mine & du talent,, les Romains du sesterce, 5c les François de la livre-depuis Charíemagne avec presque toute PEurope. La mine attique qu’onappelloit nouvelle conrenoit cent drachmes qni étoit une petite monnoie-'d argent, du poids d’une drachme, ou d’un denier.

Le talent attique comenoit 6o mines ou 6oo drachmes, mais les Juifs SC'les Grecs n’avoient aucune monnoie qui valût une mine ou iqq drachmes,»

ni un talent ou ûooo drachmes.

L’ancienne livre, gauloise étoit parfaitement égale à la livre romaine;-Boutteroue l'a prouvé par les premieres monnoies des Gaules & de Rome.

Les Romainsdevenus les Maîtres de l’Univers Pétablirent dans toute l’é-teudue deleur domination.

Quanta la diversité des. opinions-fur. l'anoiennelivre romains , elle vieneM--i-.for lés de ce que les Auteurs monétaires ont tantôt pris des médailles pour les efpeces.onaoies. courantes, 5c tantôt des poids. qui.n’avoient peut-être d’ufage que dans lavente des marchandises, pour les poids-originaux des- monnoies j. appliquant,ces fausses mesures à divers periodes de. terns , où les efpeces ne fe. rencon-traient plus les mêmes ,.ils ont fait dissérens rapports de la livre romaine.JBudee 1 estime un peu plus de douze onces 5 c demie de France.

Boutteroue suppose la derniere livre romaine égale à dix 5c. demie de no$ronces.

Le. Blanc a adopté leTentìment de Garrault qni ne s’éloigne pas beaucoup 1de celui de Boutteroue y ils la comparent Pan 5c Tautre à .dix onces,. deux;tiers , ou à dix onces cinq.gros-un denier, poids de marc.

Le Pere Merfenneconfrontant à notre marc une lame d’airain du poids dez 6 grains romains, qui lui fut envoyée par le P. Níceron , 5 c qui faisoit la dix-septieme partie d’une once romaine , trouva qu’eile pesoit feulement s I \ denos grains yd’où il conclud que la drachme égaloit 67 grains poids de marcquainsi elle étoit de cinq graips plus legere que notre gros, 5c qu’une livre