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Tome second.
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présomption que la marque n’exprimoit pas encore la valeur, puisqu'il fa! loirla peser pour la connoître , ou que l’on n’y avoir pas encore une parfaite con-fiance. Le nom defîcles donné aux quatre cens pièces, nous fait juger que lesJ uifs ne font pas les premiers qui en aient fabriqué de ce nom, puisqu’ils n’a-voient encore aucune communauté. Il falloir que ces espèces fuísent de laMon n oie des Chaldéens , ou qu’elles filent partie des mille pièces qu’Abi-mélech avoir données à Sara comme par augmentation de dot lorsqu'il la renditÀ Abraham.

11 reste peu de marques de la police, Sc encore moins des machines dontces anciens peuples, & particulièrement les Juifs, se servoient dans la fabri-cation de leurs Monnoies : on sçait seulement que ceux ci sçavoient séparer ScExod. ij, astìner les métaux ; l’Árche, qui fut fabriquée dans le désert, étoit couverted'or très-pur ; cet or venoit des ornemens, des braífelets , des pendans d’o-reille Sc des colliers de leurs lemmes, Sc des vases & meubles des Egyp-ld, $f.f. t i ens . toutes ces matières croient a titre différent; apparemment que Bczcléel,que Dieu avoir rempli de son esprit Sc de toute sagesse Sc d'intelligencenécessaire pour inventer Sc pour faire toute sorte d’ouvrages en or, en argent,Sc en cuivre, les avoir affilées ; en plusieurs endroits de la Bible il est parléde l’or éprouvé par le feu , Sc fondu dans la fournaise; de l’argent examinépar le feu , éprouvé par la terre, ( c’est-à-dire, dans des creusets de terre ) Scrsalm. 11 . purgé sept fois. 11 est même rapporté qu’ils se servoient de plomb Sc de sous-Vj y. . <] 0K £ j ans p a fJJ na g Ci p e soufflet a manqué au feu, dit Jérémie, le.plomb cjl con -fumé , le fondeur a fondu en vain , leurs malices ne font pas consumées, il lesfaut nommer argent faux & réprouvé.

Il est certain que les Juifs se sont servis de Monnoies d’or, d'argent Sc decuivre, îes unes de leur fabrication, Sc les autres étrangères. La taille étoitréglée fur leur poids, que l’on peut réduire à cinq • Ravoir ,

ì. Le grain d’orge, qui servoit à composer tous les autres, Sc qui pesoitquasi les quatre cinquièmes de notre grain , poids de marc.

2 . Le Gérah ou J’obole, qui pesoit seize grains d’orge.j. Le ficle , qui pesoit vingt gerahs, ou trois cens vingt grains d’orge , Scfaifoit j ustement la demi - once Romaine, ou deux cens cinquante-deux grains,poids de marc.

4 » Le maneli, pu la mine, qui étoit de deux sortes, Tune antique, quipesoit cinquante lìcles sacrés ; Sc 1’autre nouvelle, qui en pesoit trente.

5 . Le cicar, ou talent, qui pesoit cinquante mines antiques, ou cent vingtnouvelles , ou trois mille sicles.

Plusieurs ont cru qu’ií y avoir deux fortes de poids, l’un lacté Sc d u fanertuaire, qui étoit le plus pesant, l’autre royal Sc commun : mais cette distinc-tion b est rondée fur aucun passage de la Bible, qui ne parle que de celui da

sanctuaire ?