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Tome second.
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d’en donner de plus foibles, comme plus conformes à la qualité de la dis-tribution.

Cette loi nous apprend que la taille du milliarésion étoit encore continueede soixante à la livre, & du poids de 100 grains y; elle fait aussi connoitrequ’il y en avoit de plus foibles, puisqu’on permettoit d’en donner ; nous netrouvons ni Loi ni Auteur qui ayent parlé de leur poids.

Les Empereurs avoient employé toute leur prudence Sc leur autorité pourempêcher la fabrication de la fauíse Monnoie ; ils avoient ordonne le derniersupplice, même celui du feu, contre les coupables : ils les avoient déclaréssacrilèges : la crainte de ces peines ne pouvant arrêter un mal íi dangereux, ilscrurent que le mettant au nombre de ceux qui blelToient la Majesté duPrince, le respect Sc les liens de l’obéilfance auroien» plus de pouvoir furl’esprit de leurs sujets : pourquoi les mêmes Empereurs ordonnèrent que ceuxqui en seroient coupables, seroient punis du même supplice que les criminelsde Lèse-Majesté.

Par la Loi publiée en 3 z 6 , il avoit été défendu de fabriquer de la Mon- An -^ J -noie en particulier & hors des lieux destinés à la fabrique ; cette défense étoitfondee sur la dispolition de la Loi Cornelia , qui de meme avoit défendu, ticquis privatus monetam sucent ; plusieurs personnes ayant obtenu par surprisela permission d’en fabriquer de cuivre seulement, ces permissions furent non-seulement révoquées, mais il y eut encore une peine prononcée contre ceuxqui les avoient obtenues.

Dans la fuite , Arcade &c Honorius s’appercevant que la diversité des especesd argent troubloit le commerce &c caufoit des contestations dans les payemens,ordonnèrent par une Loi publiée le 1 * Avril 395 , qVil n’y auroit plus que lecenturìonalïs nummus , c’est-à-dire, le dernier milliarésion qui auroit cours ;que toutes autres espèces seroient décriées, même celle appellée dccargyrusnummus, à peine de confiscation de celles qui seroient exposées.

Les sujets de l’Empire qui demeuraient dans les Provinces fertiles en cuivre,comme etoit Lille de Chypre, appellée pour ce sujet œrosa , étaient obligésde le fournir en matière par forme d’impofition 3 mais pour en faciliter lepayement, il leur fut permis ou de le fournir en nature, ou seulement le prix,à raison du solidus pour vingt-cinq livres.

Cette loi établistoit la proportion.dix-huit centième entre l’or & le cuivre, unfol d’or pesant 84 grains, Sc 84 se trouvant 1800 fois en 15 livres Romaines,chacune du poids de dix Sc demi de nos onces, c’est-à-dire, 6048 grains.

L’année suivante 011 permit aussi de payer en or l’imposiáon faite en argent,à la charge de donner cinq sols d’or pour une livre d’argent.

Sur ce pied la proportion entre l’or Sc l’argent se trouvoit quatorzième Scdeux cinquièmes, Sc cent vingt-cinquiéme entre l’argent 8e le cuivre.

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