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Tome second.
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noies, par leqtiel nous voyons que depuis l’an 779 , pendant ce grand nom-bre de guerres &de voyages que fit ce Roi, elles avoient souffert quelqu’af-foiblisiement, soit dans le titre, soit dans le poids, & que depuis on les avoirramenées à leur première bonté. '

Nous croyons que ce fut lors de ce Règlement que Charlemagne fit mettrele monogramme de son nom sur ses Monnoies, pour empêcher les Faux-Monnoyeurs de contrefaire son nom ; c’est ce que l’on doit entendre par Do-mini nojiri numisma. II eut été inutile d’ajouter qu’il falloir que les nouveauxdeniers portassent le nom d u Roi pour avoir cours , s’il n’y eût eu quelquedifférence entre ceux-ci & les premiers, fur lesquels on mettoit toujours lenom du Roi. Quoique le sçavant Pere Sirmond ait cru que Charles-le-Chauveait été le premier de nos Rois qui fit mettre le monogramme de son nom furses Monnoies, le Blanc rapporte trois deniers d’argent qui sont marqués dumonogramme de Charles, & qu’il prétend ne pouvoir être que de Charle-magne.

5 0 . Les Réglemens ne pouvant arrêter les désordres que causoient les Faux-Monnoycurs, Charlemagne fut obligé d’ordonncr l’an S05 , qu’on ne frbri-queroit plus la Monnoie que dans son Palais : Ut nullo loco moneta percutiaturnijìad curtem , & Mi denarii Palatini mercentur , & peromnia dïscurrant. CetteOrdonnance de Charlemagne ne passa pas son régné ; nous trouvons des de-niers d’argent de Louis le Débonnaire son fils fabriqués dans les plus considé-rables villes de son Empire.

6 °. Ce même Louis le Débonnaire, dans un Parlement tenu à Attigny l’anS13 , pour empocher le désordre que l’exposition des diverses espèces causoitdans le commerce, décria toutes les anciennes Monnoies, Sc ordonna que lessiennes seules auroient cours : nous inférons de cette Ordonnance qu’elle n’estpas la première qui fut frite fur ce sujet.

TROISIÈME RACE.

HUGUES CAPE T.

Hugues Capet commença la troisième Race de nos Rois l’an 987 , Sc mourutle 14 Octobre 996.

Le commencement de cette troisième Race n’est pas moins obscur Sc incer-tain poui les Monnoies que la fin de la seconde. Depuis Charles-le-Chauvejusqu’à Philippe-Auguste, nous ne trouvons aucune Ordonnance fur cette ma-tière ; cependant il est certain qu’on se jservoit encore en France sous le règnede Hugues Capet & au-delà, du fol d’or & d’argent fin. Théodoric, Evêqued Orléans, donna à l’Eglise de Sainte-Croix un calice d’or fin , qu’il fit fiir ede cent fols d or : Jubu yas fiat ex centum fiolidis auri purijfimi, II est frit