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grande fleur de lis fleurie qui couvre toute l’espèce avec cette inscription, Lu~dovicus Francorum Rex tau revers un Saint Jean-Baptiste droit, Patron dela Ville de Florence , & pour légende , Sanclus Joannes Baptisa ; ces flo-rins font à 23 karats j~ du poids de 7 6 grains chacun : a présent les ducatsde Florence ont la même effigie le même revers &c le meme titre ; mais ilsne pèsent que 66 grains.
Nous lisons dans la chronique de Méléac , qu’il y eut Fan 1105 un grandaffoibliflement dans la Monnoie , & un second en lan 1112. qm étoit la ‘quatrième année du régné de Louis VI : Itcrùm nummi mutati fuit & amigranis alii facli. Nous croyons que le mot de granis dans ce passage , veutdite alliage j en effet, dans un titre de 1 Eglise de Chalons de 1 an 111 5,01alit ces mots : Nos eu indutijpe , ducentas uncias auri puriffmi , quarum fin~gulcc pretïi quìnquaginta folidomm fuerant de Monetâ , cujus média pais ar-gentea état , quas nos dt tabula Sancli Vincemìi corrofimus , Dornno Savericoaccommodavimus.
L’on voit par ce titre que les fols croient à íîx deniers de loi , c eft-a-dire,qu’ils croient moitié argent fin & moitié cuivre , 8 c que le marc d or valoirvingt francs , puisque Fonce valoir cinquante fols.
La même Chronique dit qu’en 1120, mens Novembri mutatisunt nummi ;
ainsi voilà en dix-sept ans trois mutations ou aftoiblissemens dans la Mon-
noie d’argent. Ce dernier affoibliflement est prouvé par un titre de Louis VI»
pour la Monnoie de Compiegne, qui nous apprend qu’avant cela , la M011-
noie ecoit moitié argent Sc moitié alliage , comme il est dit dans le titrede l’Eglisede Cliâlons.
Nous ne sçavons quel fut ce dernier affbiblissement de Fan 1120; maisnous trouvons qu’en Fan 1144 le marcd’argent valoit 40 fols, & il paroîr,par une Ordonnance du Roi d’Angleterre pour la Normandie, qu’un peu
avant Fan 1158 , le Marc d’argent valoit cinquante-trois fols quatre denierstournois.
» Outre les fols dor , les francs & les florins d’or qui avoient cours enFrance au commencement de cette troisième race , on s’y servoit encore debezans : le cérémonial du sacre des Rois dressé par l’ordre de Louis le jeunele prouve clairement j à [offrande soit porté un pain , un barril d'argentplein de vin , & treize bezans d’çr ; cet usage s’observoit encore sous Henri II,qui fit faire treize pièces d’or pour son sacre j elles furent nommées bezan-unes , asin d’entretenir l’ancienne coutume des Rois de présenter à la Meffetreize bezans le jour de leur sacre. Ceux d’Henrill pesoient environ un dou-ble ducat. Voyez Bezans.
Labb. tom.,. fol. 21&.