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Tome second.
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MON I0 *

cours qu’aux Tournois, aux Parisis, aux Lcevésiens, aux Nantois, a I Ecu^ auxAngevins & aux Esterlins, & décria les autres espèces, même les Ester lins.

» Après la mi-Août, dit l’Ordonnance, les Esterlins ne feront pris qu’au" poids & à la value de l'argent, & qui les prendroit ou mettroit de la mi-» Août en avant à nul prix, il perdroit tout ce qu’il auroit pris ou mis. ->Sous ce régné on fabriqua d’autres deniers parisis d’argent tiès-fin , mais sipetits qu’il fallut les clouer fur un morceau de cuir, asm de les rendre plusfrayables ; ce qui a donné lieu de dire que fous le régné de ce Roi on avoireu des Monnoies de cuir , parce que le Royaume étoit épuisé, ce qui ne nousparoît pas vraisemblable , puisque, vers la fin du régné de Saint Louis, le marcd’or ne valoit que vingt livres, & le marc d’argent quarante fols.

PHILIPPE III. dit LE HARDI.

Philippe III. monta fur le Trône en 1170.

Nous ne fçavons de certain des Monnoies de ce Roi que ce que nous enapprennent les Ordonnances de Philippe-le-Bel son fils : elles nous font con-noitre que ce Prince fit faire des gros tournois d’argent & des deniers tournoisau titre de trois deniers dix-luiit grains, à la taille de 2.24 au marc, du poidschacun de 20 grains qui ont eu cours pour 31 deniers parisis.

Nous croyons qu’il fit encore fabriquer des écus d’or 8 c des deniers d’or àla couronne , au titre de 2 3 karats & demi, dont on ignore la valeur.

A'Ç r" * l 1ar Ordonnance rendue au Parlement de la Pentecôte, le Roi

C 0 * ULlll ' e aimc Monnoie que la sienne n’eût cours dans le Royaume.

2 . Que ans es ferres des Barons qui avoient droit de battre Monnoie,on ne fabriquerait que les leurs, suivant le droit & la permission qu’ils enavoient du Roi.

3°. Qu’il n’y auroit que les Monnoies du Roi qui auraient cours dans lesTerres des Barons qui n avoient pas droit de battre Monnoie.

4 . Que ceux qui avoient droit de fabriquer les Monnoies ne les pourraientondre, ni faire fondre, fous peine de corps & d’avoir.

Dans la plûpart des Ordonnances que Philippe fit pour ses Monnoies 8Ccelles des Seigneurs de son Royaume, il ne fit presque que renouveller cellesde Saint Louis. r

PHILIPPE IV. dit LE BEL.

Philippe IV. monta fur le Trône en 1285.

On commence fous ce régné à trouver de plus grands éclairciíTemens pourles Monnoies que fous les regnes précédens ; on en peut tirer quelques-unsoes Registres de la Cour des Monnoies, qui commencent feulement en