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Tome second.
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sont autre chose que les comptes des dépenses de ces Messagers, Sc voici quellecn est ía forme :

« D’un tel jour.

Le Roi a envoyé tant de paires de Lettres aux Généraux Maîtres des

» Monnoies, desquelles la teneur s’ensuit. & les Généraux Maîtres des

» Monnoies ont envoyé un tel Messager pour les porter à un tel Bailli, Sc lui» ont fixé telle somme pour son voyage. -»

2°. Au commencement de la troisième Race de nos Rois, plusieurs Sei- Voye? frgneurs, Evêques, Abbés, Sc quelques Villes jouissaient du droit de faire ^^battre Monnoie en France : par la fuite, différens Rois acquirent par achat, motMoùtuou autrement, les droits de ceux qui en jouisfoient, droit réservé à présent aux Barmuat.seuls Souverains, chacun dans leur Royaume ou Etat. Des le 16 Janvier13 46 „ voici comment Philippe de Valois s’explique dans une de ses Ordon-nances : » On ne peut douter que à nous & à notre Majesté n’appartiengne» seulement Sc pour le tout, en notre Royaume, le métier , le fait, la pro-» vision & toute l’Ordonnance de Monnoie, Sc de faire monnoyer telles>» Monnoies, Sc donner tel cours pour tel prix, comme il nous plaît Sc bon» nous semble. ,,

La même chose se trouve encore dune maniéré plus précise dans des Lettresdu Roi Jean du io Mars i$ 6 i : » Jà soit fait ce que à nous seul Sc pour le» tout, de notre droit royal, par tout notre Royaume , appartiengne de faire« telles Monnoies , comme il nous plaît, Sc de leur donner prix.»

Nous microns de plusieurs Ordonnances de ce Prince Sc de son fils, qu'ilsregardoient le pouvoir d’augmenter Sc de diminuer les Monnoies , selon leurvolonté, comme un droit Domanial, Sc un moyen de lever des impôts , plusprompt, plus facile, & moins à charge au peuple que tous les autres. Il estdit dans le Mandement du 30 Octobre 15583 qu’il est nécessaire pour lebien du Royaume , de faire des dépenses considérables, » desquelles, fans. le" trop grand grief du peuple dudit Royaume, nous ne pouvons bonnement» finer (trouver ) ce n’étoit par le Domaine ( Domaine ), Sc revenu du p roui fi ct» Sc émolument des Monnoies »

Des expressions à peu près semblables se lisent dans plusieurs autres Man-demens.

3°. Gommé ces fréquentes variations dans les Monnoies dérangement ex-trêmement le Commerce, & caufoient beaucoup d’aurres inconvéniens, lepeuple obtenoit quelquefois du Roi que les Monnoies resteraient quelquetems dans un état fixe, moyennant des Aides que le Peuple lui octroyoit pourle dédommager de 1 émolument qu’il auroit tiré du changement des Mon-noies.

Le Dauphin Charles le marque précisément dans le Mandement du 25;