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Tome second.
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MON 1S1

de 70 an marc, du poids d’un gros cinq grains, & ont en cours pont2.0 fols.Sur quelques-uns des écus d’or qui furent monnoyés en Provence & en Bre-tagne, le Roi prend le titre de Cornes Provenciœ & de Dux Britonum , ainsique fur quelques-unes des autres Monnoies de billon fabriquées dans ces deux

Provinces.

On ne commença les écus d’or & les écus au porc-épic, que le 19 Décem-bre 1507, après avoir discontinué la fabrication des autres efpeces. Le nom deporc-épic fut donne à ces nouveaux écus, à cause que la figure de cet animaly étoit gravée 3 on fçait que le Roi savoir choisi pour fa devise, avec ces mots,Continus & Enûnus. Ces écus ont pour effigie un écusson soutenu par deux deces animaux, chargé de trois fleurs-de-lys, & surmonté d’une couronne fer-mée ; pour inscription, Lu J. D. G. Franc. Rcxj au revers une grande croixrecrossée Le échancrée fur les bords ; les vuides de la croix font remplis , savoir,deux par une L , les autres par deux porcs-épics, enforte qu’il y a deux L Scdeux de ces animaux, avec cette légende, Chrijì. regn. vir.c. imper. Ces écusfont à 25 karats, du poids de 2 gros 8 grains, à la taille de 30 au marc.

On sir pendant les premieres années du régné de Louis XII des gros d'ar-gent ; on en discontinua la fabrication pour frire les testons Sc les demi-testons,qu’on commença à fabriquer pour la prenriere fois lan r 513 j ils étoient à 11deniers 6 grains J dVgent fin, à la taille de 25 pièces{• au marc, du poids de7 deniers 11 grains , chacun; le teston valoit 10 fols tournois, le demi 3 folstournois ,1e marc d’argenr 12 liv. 10 fols.

Les testons avoient pour effigie le buste du Roi, regardant à gauche ; furfr tete une couionne fermée & terminée par un bonnet pareil à un bonnetd empire ; pour inscription , Lad. D. G. Franc. R tx ; au rever s un écusson chargéde trois íìeurs-de lys, surmonté d’une couronne fermée , avec la légende,Chrijì. regn. vinc. imper.

On n’avoit point encore fabriqué en France sous cette troisième race deMonnoie aussi péfante que celle des testons ; il n’en restoit pas depuis le com-mencement de la Monarchie de ce poids : un avis fur les Monnoies donnéa Charles IX l’an 1564 , poire qu’avant les testons , on ne faifoit en France quedes gros , qui ne Valoicmque 2 fols, ou 2 fols 6 deniers.

Ces nouvelles efpeces furent nppellées testons, à cause que la tête du Roi yest représentée ; elles prirent leur origine à Milan, & durerent en France juf-qu’à Henri 111 , qui en interdit la fabrication, Sc leur substitua les pieces devingt fols.

Louis XII fit faire les mêmes Monnoies de billon qui avoient été faites fousles r.gnes précédens 3 fçavoir, des grands Sc des petits blancs, des liards,des hardis, des doubles & des deniers tournois Sc parisis, des coronats & despatars en Provence.