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L ,une fleur-de-lys, la fleur en dehors pour garnir le vuide qui se trouve entrechaque croissant, pour légende, Chriji. regn. vìnc. imp. ces louis croient à 22 {ca-rats , un quart de karat de remede ; par conséquent leur titre étoit plus bas d’unkarat que celui des écus d’or ; & comme on prend ordinairement tout le reme-de , on peut dire que ces louis d’or n croient qu a 21 karats \ de fin , à la tailledc 36 \ du poids de 5 deniers 6 grains j ils eurent cours pour 10 livres, lesdemi-louis pour 5 livres, le double pour 20 livres : on fit auíìì des picces de 4,de 6, de 8, 8 c de 1 o louis qui n’eurent point de, cours dans le commerce, Sc nepasserent que pour picces de plaisir.,
Le 23 Décembre 1641 , le Roi ordonna la fabrication dune nouvelle Mon-noied’argent fous le nom de louis d'argent, ou de picces de 60 fols , appellescommunément écus blancs , à 11 deniers de fin comme les quarts d’écus, da8 picces au marc, du poids de 21 deniers 8 grains, trebuchans chacune.
On fabriqua encore des louis de 3 0 fols, de 15 fols & de 5 fols, dont la mar-que étoit entièrement semblable à celle des louis d’argentj. ils avoient pour effi-gie le buste du Roi, regardant à droite, la tête couronnée de lauriers , pour ins-cription, Lttdov. D. G. Franche & Navarrce llex : au revers un éculfon chargéde trois fleurs-de-lys, surmonté de la couronne royale, pour millésime 1643 vpour légende, Shnomen Domïni benidìclum. Toutes ces, espèces furent fabri-quées au Moulin. Le célébré Varin en avoir fait les coins : jamais les Monnoiesn'avoient été si belles, ni si bien monnoyées que pendant que cet habile hommeen a eu {'intendance.
R E M A R QUE S..
1 On n'avoir jamais encore fabriqué d’efpcces d’argent aussi pesantes queJ etoient les écus d’or.
2°. Par tout où il est parlé d’écus avant Pan 1.641 , il faut toujours {'entendrede Pécu d’or.
3 . Le mal du furhauflement des Monnoies fit des progrès encore plus'grandspendant ce régné que fous les précédens, puisqu’en 26 ans, le prix de l’ccu d’orfut augmenté de 3 9 sols.
4 0 . L an 1602 , Henri IV avoit donné cours dans son Royaume à un certainnombre de Monnoies étrangères.3 mais dans la fuite le Peuple Scies Marchandsdes Etats voisins en augmenterent le nombre Sc la valeur, & reçurent indiffé-remment les foibles & les, bonnes pour les même prix , ce qui cauíbit nécessai-rement le transport des bonnes espèces hors du Royaume, ruinent le commerce,Sc cauíbit de grandes difficultés dans les payenrens 3 pour remédier à ces désor-dres Sc empêcher que ce qui restoit de bonnes espèces en France ne fût tranfpor-te, altère ,ou billonné, on résolut dévaluer & d’entretenir les Monnoies en.