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Tome second.
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L’Empire dii Turc, soit en Asie, soit en Afrique, soit en Europe, a pour Turqiiw.maniéré de compter ce qu’on appelle des bourses j les unes d’argent, qui son rles plus communes, les autres d’or dont on ne se sert que dans le Sérail, Lcdes dèmi-bourses d’or qu’on nomme rizès ; les Marchands on: outre celapour Monnoies de compte les piastres ou abouquels , les meideins Sc les

aspres.

En Perse, c’est le toman, qu’ònnomme auffi man Sc tumein, Sc le dinarhisti - on y compte encore en latins, particulièrement à Ormus Sc furies cotes duGolfe Pòrsique : lès làrins font en usage pour compter parmi les Arabes & plu-sieurs autres peuples d’Asie, Sc encore en beaucoup de lieux des Isles Sc ducontinent des Indes Orientales.

Dans la Chine on se sert pour Monnoies de compte du pic , du picol Sc Chine;du tach, qui font des poids, qui y servent en mème-tems de Monnoie decompte j ce qui s’étend jusques dans le Tunquin.

Au Japon ce font les shuites, les cockiens, les ocbans ou oubans Lc les Mogd.telles.

L’isle de Java , les santas, les sapacous , les fordos Sc les catîs j cette der-nière Monnoie de compte, auslî-bien que le leeth , est d’un grand usage danstoutes les Indes Orientales, mais avec quelque changement de nom, ou peut-ctre seulement de prononciation.

Enfin Surate, Agra, & le reste des États du Grand Mogol, ont leurs lacres Japon i-

ou acres, & Goa Sc tout le Malabar, leurs tangas, leurs vintins Lc leurs par-daos xeraphìns.

On peut mettre encore au nombre des Monnoies de compte les millionssimples Lc les millions d’or dé France, ies millions sterlings d’An<deterre,lès tonnes d’or de Hollande, de Flandres, Lc de quelques Villes de la balleAllemagne.

La macoute & la pièce fur lesquelles se font les évaluations des marchan-dises qui s’échangent fur quelques côtes d’Afrique, depuis le Cap verd jusqu’auCap de Bonne-Efpcvance , ne sont pas à la vérité des Monnoies de comptepat mi ces barbares, qui ne connoiísant aucunes Monnoies réelles , ne peuventavoir aucune occasion de les évaluer fur des Monnoies imaginaires ; mais ellesleur en tiennent lieu, puisque c’cil sur le pied de l’une ou de ì’aurre qu’ilsestiment également Lc les marchandises du Pays & celles qu’on leur apported’Europe.

A Loango de Bolide Sc quelques autres lieux de la côte d’Angole, les esti-mations se sont par Macoutcs, Sc à Malimbo Lc Cabindo, qui font ausii furla mcme côte, les Negres comptent par pièces j chez les premiers la macoutevaut dix, d faut dix maeoutespour cent, qui est auslî une espèce de Monnoie<de compte parmi eux ; chez les autres la pièce ne vaut qu un, mais elles’aug-