Recueil desOi'don.tom.z. p. 400.
486 P I E
tournois de 30 deniers, Sc peíoicnr ensemble, après avoir ramené les fractionsau même dénominateur, 48 grains d’argent & 67 grains 17 quatre-vingt-cinquièmes de cuivre , contre 48 grains d’argent Sc 2 grains 70 quatre-vingt-cinquièmes de cuivre qui entroient dans chaque gros tournois.
Si nous jugeons de ces espèces par la méthode usitée, les gros de 68 aumarc pésoient 67 grains 13 dix-feptiémes de cuivre j le marc courant produisoit8 liv. 10 sols tournois, celui de fin 9 liv.
Les blancs de 80 au marc pefoient 57 grains 3 cinquièmes, dont 14 d’ar-gent , Sc 3 3 grains 3 cinquièmes de cuivre. Le marc courant produisoit 3 liv,6 sols S den. le marc de fin 8 livres tournois.
U y auroit eu une disproportion sensible entre ces espèces : trois blancs,contenant ensemble 72 grains d’argent & 100 grains 4 cinquièmes de cuivre,n’auroient pas valu plus qu’un gros tournois, 011 il n’y avoir que 64 grains d’ar-gent Sc 3 grains 13 dix-feptiémes de cuivre ; cette disproportion ne se trouvepas (dit l’Auteur dé j a cité) dans la méthode que je propose,
Pasibns à la Monnoie cent centième , suivant laquelle on a fait monter lavaleur du marc d’argent à 125 livres, quoiqu’il se pût faire qu’il ne valût en-core que douze livres,
L’Ordonnance de Charles V, Régent, du 13 Mars 1359, établit, » qu’il» fera fait des deniers blancs à l’étoile , à un denier douze grains de loi ar-gent le Roi, & de dix fols cinq deniers de poids au marc de Paris, ayant» cours pour deux fols six deniers tournois , fur le pied de Monnoie cinq» centième. ,,
La Monnoie cinq centième exprimoit 2500 fols , ou 125 livres de 30000deniers : mais ces 3 0000 deniers de 1 grain 3 cinquièmes d’argent chacun ,formoient 48000 grains, & en les quadruplant, cent quatre-vingt douze millegrains, 01141 marcs 2 troisièmes d’argent fin,
Qu’on divise indifféremment 48000 grains par 125 pièces , ou 192000par 500, on trouvera de même que chacune de ces pièces de deux fols sixdeniers tournois devoir peser 384 grains3 comme elles croient au titre de 1denier 13. grains , il y entroit 48 grains d’argent, Sc 336 grains decuivre.
Avant Louis XIV. aucunes espèces d’argent n'approchèrent de cette pesan-teur : celles en question pouvoient être dc véritables pied-forts qui fe subdi-visaient en autant de parties qu’on vouloir. Supposons qu’elles fe par-tageassent en huit, les huit ensemble saisoient 24 deniers parisis , égaux iìtrente deniers tournois : chacune d’elles formoir un liard parisis du poids de48 grains, dont 6 d’argent & 42 de cuivre. Quelques-uns de ces blancs duRoi Jean, quoiqu’un peu affaiblis par le tems , pèsent encore quarante-sixgrains.