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flaon, & on le preíloit ainsi d’une main entre la pile & le trousseau a l’cn-droit des empreintes. On donnoit de l’autre main trois ou quatre coups demarteau en maniéré de petit maillet de fer fur le trousseau, Sc le flaon étoitainsi monnoyé des deux côtés. On retiroit après cela !e flaon monnoyé, &Foiiavd S ^ avo ^ quelques endroits qui ne fussent pas bien marqués, on le mertoit entre. 161-161. la pile & le trousseau , ce qu’on appelloit rcngréner ; on donnoit quelques coupsdu même marteau fur le trousseau jusqu’à ce qu’il fût monnoyé dans fa per-l’ag.. 16;. section. Suivant Boizard , ces termes de pile Sc de trousseau viennent ; fçavoir,celui de pile, de ce qu’elle étoit fur le trousseau fur lequel on frappoit, Sccelui de trousseau , parce qu’on le tenoit Sc troussoit de la main,
PISTOLE ou DOUBLON, Monnoie d’or d’Efpagne du même poidsqu’é-toient autrefois les louis d'or de Erance avant toutes les refontes, conversions Scaugmentations arrivées dans les Monnoies depuis le milieu du régne de LouisXIV.
Cette efpéce étoit à vingt-deux karats , au remède d’un quart de karat ;
,quoique, par la Déclaration du 20 Mars 1652, fa valeur fut fixée à dix livresainsi que les louis d’or , cette valeur a beaucoup varié, & a été portée jus-qu’à onze livres douze fols par Déclaration du dix Décembre r689. Enfinpat Lettres Patentes du 16 Octobre 1691 , il a été ordonne que cette Mon-noie feroit totalement décriée , Sc n’auroit plus cours oue jufqu’au dernier Dé-cembre suivant, après lequel tems elle ne feroit reçue dans les Hôtels desMonnoies que fur le pied des tarifs qui seroient arrêtés parla Cour des Mon-noies.
A présent en France ce n’est plus qu’une Monnoie de compte valant dixlivres, ensorte que par douze ou quinze pistoles, on entend douze ou quinzefois dix livres , c’est-à-dire cent vingt ou cent cinquante livres ; cela vient de cequ’originairement. les pistoles d’Espagne qui avoient communément cours enFrance après le mariage de Louis XIV , valoient dans ce tems dix livres; Sc quoi-que ces mêmes pistoles ayent dans la fuite valu plusieurs differens prix, que lecours en soit devenu très-rare, Sc même qu’elles ne soient plus d’ufige aujour-d’hui , on a toujours retenu le terme de pistole pour signifier dix livres ; ainsiquand on dit simplement une pistole , on entend une pistole représentant 10 li-vres ; quandon dit une pistole d’or, on entend la pistole fur le pied qu’elle a cours.
La pistole d’or d’Espagne fixée par Edit du Roi d’Espagne désarmée 1737 ,à quarante réaux de plate , pèse 135 grains poids de marc d’Espagne, Sc 126grains & demi, poids de marc de France : elle est au titre de 22 karats, Scvaut 19 livres T 9 fols 10 deniers 3 dixièmes argent de France,
Les pistoles d’or anciennes légères & les pistoles d’Efpagne font reçuesdans les Hôtels des Monnoies de France au prix de 678 livres 15 fols le marc ,auquel il faut ajouter 22 livres 12 fols S deniers , pour l’augmentation de 8deniers par livre accordés par Arrêt du 25 Août 1755.