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M.Pupré II sembleroîf, dit l’Auteur des recherches fur la valeur des Monnoîes »3 c S. Maur t q U > avant j a découverte de l'Ainérique , l’argent plus rare Sc plus précieux;
devoir avoir plus de supériorité sur le cuivre qu’il n’en a de nos jours ; maisPage IZ8 soit qu’on ait substitué le fer à l’autre métal, Sc que les Anciens fissent plus^ CIÍ9 ‘ d’usage que nous du cuivre pour leurs armes, pour le labourage, pourles ornemens de leurs maisons , ou qu’on ait observé que des mines ti’ar-gent il se tire considérablement plus de cuivre, largeur a gagné fur le cuivre ,Sc l’or fur l’argent ; apparemment depuis qu’on exploite les naines des Indes ,le cuivre s’est plus multiplié que l’argent , Sc l’argent que l’or, du moins oul’a cru ; car les hommes se gouvernent plus par leur opinion qu’ils connoissent ,,que par la vérité qu’ils ignorent.
Suivant le Journal Encyclopédique du mois de Juin 1757 , à la fuite de laDissertation du Marquis Belloni, la proportion actuelle de l’argent au cuivreest de 7; à 1 , Sc se trouvoit anciennement de 960 à r. Combien auroit-ilfallu que le marc d’argent eût produit pour soutenir un semblable rapport ?La façon du cuivre converti en Monnoie , emporte presque la moitié de savaleur.
II paroît par l’Ordonnance de Henri III, du ; 1 Mai 1575, peut-être lapremiere qui ait statué sur la fabrication des Monnoies de cuivre, que la pro-portion entre l’argent fin Sc le cuivre monnoyé étoit alors comme 51 ~à 1.
Cette Ordonnance porte : >, Ayant par Notre Ordonnance du jour Sc date de« ces Présentes, toléré par provision le cours de notre écu soleil à 60 sols, <$cc.« Vous mandons que fur le prix de soixance-quatoixe écus, le marc cl’or fin» valant 111 livres , vous fassiez continuer en nos Monnoies la fabrication-> desdits écus, des poids , loi , remède Sc brassages accoutumés , & au lieu» des testons, &'c. vous fassiez fabriquer en nosdites Monnoies, fur le pied» de quatorze livres, le marc d’argent le-Roi de haute loi, pièces appellées» francs d’argent, de 17 Sc ~ pièces au marc, au remède d’un huitième depiéce,,» revenantes à 1 1 deniers 1 grain trébuchant piéce , Sc de loi à 10 deniers» de fin, au remède de 2 grains, qui auront cours pour une. livre tournois ;» en Nos Monnoies du Moulin à Paris fera forgé pour vingt mille livres ,5> moitié de doubles Sc l’autre moitié de petits deniers qui seront de cuivre1 » fin, lesdits doubles de soixante-dix - huit pièces au marc , au remède de
» quatre pièces, & les petits deniers à l'équivalent : lequel ouvrage voulons'> être fait par Aubin Olivier, auquel avons ordonné, tant pour la matière>' que salaire de l’ouvrage, gravure des fers , monnoiage Sc tous autres frais» nécessaires, 13 sols tournois, pour chacun marc de net, Scc.
» L Arrêt de la Cour des Monnoies du 22 Novembre 1580, porte : Se-» ront fabriques.doubles- Sc petits deniers de cuivre fin de 7S au.