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Tome second.
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d’argent dans une grande coupelle que Ion fait dans un grand fourneau, cou-vert de carreaux ou de briques , pour déterminer la flamme à réverbérer furles matières ; ce qtt’on appelle teu Je réverbérs.

RICHESSES. Si l’on compare les richesses de Louis XV à celles de Fran-çois premier , les revenus de l’Etat étoient alors de seize millions numérairesde livres, & la livre numéraire de ce tems-là étoit à celle de ce tems-ci, com-me un est à quatre & demi ; donc seize millions en valorem soixante-douzedes- nôtres j donc avec soixante-douze de nos millions feulement, on íeroit auiliriche qu’alors ; mais les revenus de l’Etat font supposés* cîe deux cens millions ;donc de ce chef Louis XV est plus riche de cent vingt-huit de nos millionsque François Premier : donc il tire de ces peuples trois fois autant que Fran-çois Premier en tiroir ; cela est dé ja bien éloigné d u compte de M. Dutot.

II prétend , pour prouver son système, que les denrées font quinze fois pluscheres qu’au seizième lìécle ; examinons ces prix des denrées. 11 faut s’en tenirau prix du bled dans les capitales, année commune ; je trouve, continue M.de Voltaire, beaucoup d’nnnées au seizième siécle dans lesquelles le bled est àYoka'ire'é c ^ n< î uante fols, à vingt-cinq, à vingt, à dix-huit fols 8 c à quatre livres , 8 c j'enenvoie ceci forme une année commune de trente fols. Le froment vaut aujourd’hui en-* u 1 75 viron douze livres ; les deniées n’ont donc augmenté que huit fois en valeurnuméraire, Sc c'eil la proportion dans laquelle elles ont augmenté en An-gleterre 8 c en Allemagne j mais ces trente fols du seizième siécle valoientcinq livres quinze fols des nôtres ; or cinq livres quinze fols font,, à cinq folsprès, la moitié de douze livres ; donc en ester Louis XV, trois fois plus richeque François Premier, n’achete les choses en poids de marc que le double dece qu’on les achetoit alors. Or un homme qui a neuf cens livres , 8 c quiachete une denrée six cens livres, reste certainement plus riche de trois.censlivres que celui qui n’ayant que trois cens livres, achete cette menue denréetrois cens livres > clone Louis XV reste plus riche d’un tiers que FrançoisPremier.

Mais ce n’est pas tout ; au lieu d’acheter toutes les denrées le double, ilachete les soldats, la plus néeeflaire denrée des Rois, à beaucoup meilleurmarché que tous ses Prédécesseurs. Sous François Premier 8 c fous Henri Se-cònd , les forces des armées consistoient en une Gendarmerie nationale, &en Fantassins étrangers que nous ne pouvons plus comparer à nos troupes ; maisrinfanterie , fous Louis XV , est payée à peu près fur le mème pied, au mê-me prix numéraire que fous Henri IV : le soldat vend sa vie six sols par jouren comptant son habit : ce s six sols en valoient douze pareils du tems d’HenriIV ) ainsi avec le même revenu qu’Henri le Grand, on peut entretenir le

* C’est la supposition-, de M. Dutot ; cependant cn 1750 les revenus du Roi montoient-à.rèsde 3,00 millions » à 4# Uvres 1 q fols le mare.