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Monnoies qui nous restent des Successeurs de Clovis, font croire que le fol,le demi-íbl & le tiers de fol croient d’or.
Ces fols, demi-fols Sc tiers de fols d’or qui nous restent bien entiers Scbien conservés , font du même poids que ceux des .Empereurs Romains. Onpeut conjecturer de cette conformité que les François, quand ils vinrent s’é-tablir dans les Gaules, imitèrent les Romains dans la fabrication de leursMonnoies.
Selon Covarruvias , Auteur Espagnol, les Gots qui habitèrent l’Efpagne»firent des fols d’or du même poids que ceux des Empereurs , ellos mesmosma.ndj.ron labrar dc oro à imitation de Lossueldos de Los Imperatores y dclmes-mo peso.
1/is Bourguignons Sc les autres Peuples qui s’emparcrent des Provinces del’Empire dans l'Occident , eurent , de même que lesFrançois& les Viligots, Le Blancleur fol , leur demi-fol & leur tiers de fol ; nous présumons que ces Monnoies page }S.étoient de la même valeur que celles des Romains ; il n’auroit pas été de labonne politique de changer, dans rétablissement d’une nouvelle domination, lesMonnoies qui font le fondement du commerce & le lien de la Société. Depuis•fort long-tems toutes les Provinces étoient remplies des Monnoies Romaines:
•celles d’or n’avoient pas changé depuis le Grand Constantin, de forte que si cesnouveaux Conquérans en eussent fait faire d’autres de différente valeur, ce•changement auroit causé une très-grande confusion Lc un très-grand désordreparmi leurs nouveaux Sujets.
Lorsque les François rétablirent dans les Gaules , les Romains tailloientsoixante douze fols dans une livre d’or, c’est-à-dire que 7 % fols d’or péfoientune livre; fixde ces fols pcfoient une once, par conséquent chaque sol cj<Sgrai ns ; mais ces onces n''étoient pas égales à celles de notre poids de marc , ellesétoient plus foibles d’im neuvième, de forte que les douze onces dont étoit-composée la livre Romaine , n’en pésoient que dix & deux tiers des nôtres ;c’est pourquoi les fols d or des derniers Empereurs Romains qui nous res-tent fort entiers,ne pèsent qu’environ quatre vingt-cinq grains un tiers du poidsde marc.
Nous jugeons par l’nniformité de poids qui fe rencontre entre nos Mon-noies d’or & celles des Empereurs Romains qui ont régné fur le déclin del’Empire, que les François fe servirent de la livreRomaine pour peser l’or jl’avgent & leurs Monnoies , & que l’on s’en servit jusqu’au rems de Char-lemagne , rien n’étant li fréquent dans les titres de ces rems là que les amendesà livres dor & d’argent. JUne Ordonnance de Pépin prouve encore qu on fefervoit alors de la livre pour peser l’or & l’argent, Sc qu on s’en étoit servifous la première Race.
On peu: donc ailurer de ce que nous venons de dire, que nos fols d’or
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