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flaons.
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tournois, dont il faut prendre la moitié pour les doubles tournois , & rabattreun cinquième pour les parisis petits. 11 y avoir donc au marc d’argent fin mon-noié ,8xo doubles tournois, Sc 119 6 petits parisis.
Le Mandement du Roi Jean du 24 Janvier 13 5 4 , enjoint aux Gé nerauxdes Monnoies de fabriquer des blanc* deniers à la Couronne , qui aurontcours pour cinq deniers tournois la pièce, à deux deniers douze grains de loi,Sc de six fols huit deniers de poids, c’est-à-dire, de 90 pièces au marc ; cequi fe connoît en réduisant en deniers la somme donnée.
On ne se sert plus à présent que de la première manière, comme dans l’Editde Janvier 171^, le Roi ordonne qu'il soit fabriqué des louis d’or au titre devingt-deux karats, & à la taille de 30 au marc; c’est-à-dire que les 30 louisdoivent péser un marc, Sc que chacun doive péser par conséquent 15 3 grainsf ; ce qui se voit en divisant 4608 grains, poids de marc, par trente, nombredesdits louis au marc.
TAILLER les espèces jc’est frire la juste quantité des espèces qui doiventcomposer un marc suivant l’Ordonnance ; il y a dans chaque Hôtel des Mon-noies des Ajusteurs Sc TaillerelTes qui taillent & coupent les faons, destinésà être frappés, Sc qui les liment Sc les ajustent au juste poids des espèces.Voyez aux mots Monnoxeurs , Ajusteurs, &c.
Les Louis Lc les écus, pour être admis à avoir cours dans le Public, doiventêtre taillés entre le plus fort & le moindre poids qu’ils peuvent avoir suivantl’Edit ; par exemple , les louis qui pèseraient plus de 15 3 grains \ , Sc ceuxqui pèseraient moins de 15 3 grains —■, ne doivent pas fe délivrer au Public 3il en est de même des écus qui pèseraient moins de 5 5 5 grains j} ; ces es-pèces font rebutées par les Juges Gardes qui les font remettre en fonte auxdépens des Directeurs, lorsqu’elles font trop fortes ou tropfoibles, relative-ment à la portion du marc que chacune d’elles peut représenter au plus ou aumoins.
A l’égard des pièces de detjx fols , elles ne font pas sujettes à tant de pré-cision ; on les taille le plus également qu’il est possible , Sc elles font reçuesdans les jugemens, pourvu que la moindre ou la plus grande quantité qui s’enpeut fabriquer dans un marc , pèse le marc : ainsi on les admet lorsque 112,113, 114,115 8c 116 pèsent un marc : si les 111 ou 117 saisoienr lemarc , 011 en rejetterait quelques-unes; les 112 on 116 pièces peuvent doncvarier consiérablement entr’elles, en observant toutefois que le nombre despièces plus légères doit être compensé par un nombre de pièces plus pe-santes.
TA 1 LLERESSES. Ce font les femmes Sc filles des Monnoieurs Sc Ajusteursqui travaillent avec eux à tailler les fiaons dans les Hôtels des Monnoies, Scqui les coupant Se les limant avec des râpes qu’on appelle escouenncs , les ré-duisent