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a îa pesanteur du tîcal , Monnoie. Les Siamois le nomment en leur langue,baat ; le tical pèse x mayons, en Siamois sdìngs , le mayon deux fouangs, lefouang quatre payes, & la paye deux clams. Il y a encore des sompayesqui valent la moitic d’un fouang : tous ces poids font des Monnoies , ou dumoins des morceaux d’argent qui tiennent lieu de Monnoies, tant à la Chinequ’à Siam.
TIMPFEN , Monnoie de compte dont on se sert à Konisberg 8c à Dant-zick ; le timpfen, qu’on nomme auflì florin Polonois, vaut trente gros Po-lonais , il faut trois trimpfens pour la rixdale.
TIMMIN 1 , petite Monnoie d’argent qui a cours dans Tille de Scio, fur lepied de 5 fols de France.
TINF-GULDEN, Monnoie d’argenr qui se fabrique en Allemagne , &qui a particulièrement cours à Dantzick, â Riga 8c à Konisberg j elle vauttrente gros de ces trois Villes , c’est proprement le florin.
TIRER L’OR ET L’ARGENT, c’est le faire passer successivement parune infinité de permis ou trous de filière très-ronds, toujours en diminuantde grosseur pour le disposer à être employé en trait, en lame 8c en filé , 8Cle mettre en état par ce procédé d’être employé dans la composition desétoffes, broderies 8c autres semblables ouvrages qu’on veut rendre plus richesOu plus brillans.
Pour y parvenir, on prendd’abord un lingot d’argent du poids de trente-cinq à trente-six marcs, que Ton réduit par le moyen de la forge en formede cylindre de deux à trois pouces de circonférence.
Après que le lingot a été ainsi forgé , on le porte à Targue royal , oùon le fait passer par huit ou dix permis d’une grosse filière qu’on nommecalibre,tant pour Tarrondir plus parfaitement, que pour Tétendre jusqu’àcequ’il soit parvenu à la grosseur d’une canne ; ce qui s’appelle tirer à Targue,ou apprêter pour dorer. Voyez Argue et Filière.
Le lingot ayant ctc tiré , comme on vient de le dire , est reportéchez le Tireur, d’or où il est limé avec exaétitude fur toute fa superficie pourôter la crasse qui peut y être restée de la forge ; puis on le coupe par le mi-lieu , ce quî forme deux lingots d'égale grosseur , longs chacun d’environvingt-quatre àvingt-cinq pouces, que Ton fait passer par quelques permis decalibre , soit pour abaisser les crans ou inégalités que la lime y a pû faire ,soit auíli pour le rendre le plus uni qu’il est possible.
Lorsque les lingots ont été ainsi disposés, on / les fait chausser dans unfeu de charbon pour leur donner le dégré de chaleur propre à -pouvoir re-cevoir l’or qu’on veut y appliquer ; ce qui fe fait de la maniéré sui-vante.
On prend des feuilles d’or , chacune du poids d’environ douze grains ,<Sc