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Tome second.
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705
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VAL V E I. VER VIF 705

« 3 e loi, ne devoìt valoir que le quart ou cinq livres : Sc comme il y avoir 80.gros au marc , il s’eníuit que le gros tournois avoir cours pour quinze de-■niers tournois , quoique la valeur n’en soit pas marquée dans ce man-dement.

On indiquoit auíïì la valeur du marc fin par cette expression, en trayant°u en tirant tant du marc, par exemple vingt livres, c’eíl-à-dire que le marcfin monnoié devoir produire vingt livres. Sec.

VAL , petits poids dont on se sert dans les Indes Orientales pour peserles piastres , les ducats Se les réaux de huit ; chaque réal doit être du poidsde .73 vals , sinon celui qui les vend doit en suppléer le prix 3 les ducatsd’or doivent peser neuf vals

VELLON, mot Espagnol qui , en terme de Monnoie , signifie ce qu’onappelle en France billon ; il se dit particulièrement des espèces de cuivre.

On se sert aulìì de ce terme pour distinguer quelques Monnoies decompte d'Espagne; ainsi on dit un ducat, un réal , un maravcdis de vellon,par opposition à ceux que l’on nomme de plate ou d’argent 3 la distérence dela Monnoie plate à celle de vellon est près de moitié. Cent réaux , parexemple, de plate en font 188 de vellon , Se 100 réaux de vellon 5 3 réaux| de plate vieille.

VERMEIL, terme de Doreur en détrempe ; c’est une composition faitede gomme gutte, de vermillon Sc d’un peu de brun rouge , mêlés Sc broyésavec du vernis de Venise Sc de Fluide de térébenthine 3 on le fait quelque-fois avec la feule laque fine 011 le seul siing de dragon appliqué en détrempe,ou même à l’eau feule 3 les Doreurs s’en fervent pour donner un éclat d’orfé-vrerie à leurs ouvrages , Sc c’est la dernière siiçon qu'ils leur donnent.

VERMEIL DORÉ3 les Orfèvres nomment ainsi les ouvrages d’argent qu’ilsdorent au feu avec de For amalgammé ; on appelle de même le cuivre doréà la manière de l’argent.

VIF-ARGENT, minéral ou demi-métal liquide le plus pésant après For.

Les Chimistes déguisent ce minéral sous un grand nombre de noms,Sc Rappellent tantôt mercure Sc tantôt hydrorgyre; les Anciens l’appelloienthydrorgyre , pour marquer en quelque forte fa nature, c est-a-dire uneespèce d’eau d’argent , Sc les modernes mercure, à cause de quelques rap-ports qu’on lui suppose avec la planette ainsi nommée.

Le vif-argent * se tire ou de ses propres mines ou des mines des autresmétaux avec lesquels il se trouve mêlé. Les mines qui produisent ce minéral

* Acosta raconte quen i yíí & 13Í7 on découvrit des mines de vif-argent, 8c qu 011 comx{jjença dès Fan 1571 à affiner l'argent avec le vif-argent. Hist. des Indes-L. 4. Cli. 11.

Tome II, V V Y Y