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Première partie.
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SUR LE CALENDRIER PERPETUEL.

Les Fêtes mobiles proprement dites fontcelles qui dépendent en tout du jour de Pâ-que , qui avancent ou reculent selon que laPâque tombe én Mars ou en Avril, qui nesuivent point le cours du Soleil ; mais celuide la Lune , & qui par conséquent changeantde place , arrivent tantôt dans un mois tantôtdans un autre, selon que le cours de la Luneavance ou recule fur celui du Soleil. Tels fontles Dimanches de la Septuagésime,de la Sexa-gélîme , de la Quinquagéíìme , les Cendres ,les IV Temps , & les Dimanches de Carême ,toute la Quinzaine de Pâques, les Dimanchesd’après Pâques, les Rogations, l’Afcenfion, laPentecôte, les Quatre-Temps de la Pente-côte , la Trinité , la Fête-Dieu , tous les Di-manches d’après la Pentecôte jufqu’à l’Avent.Ce font-là les Fêtes que nous appelions mobilesproprement dites. Elles fe règlent toutes furle jour de Pâque Sc fur le cours de la Lune ,fans avoir égard à celui Soleil : ce qu’on nepeut point dire des Dimanches de l’Avent,Sc des autres Fêtes que nous n appelions mo-biles que parce quelles font attachées auxjours de la semaine, Sc point d ceux dumois.

Les Fêtes immobiles font ainsi appellées,parcequ’en suivant le cours du Soleil, ellesfont fixées à certains jours du mois, commela Circoncision au premier Janvier , l’Epi-phanie au sixième du même mois, la Présen-tation de notre Seigneur au Temple, ou laPurification de la sainte Vierge au secondde Février , F Annonciation au vingt-cinq deMars , & toutes les Fêtes des Saints, qui fecélèbrent toujours les mêmes jours du mois,fans jamais changer de place. C’est ce qui faitqu’on les appelle immobiles.

Entre les Fêtes mobiles & immobiles, il yen a qu’on appelle Cardinales ; pareeque c’estfur elles que roule presque toute l’œcono-mie de l’Office divin pendant tout le coursde l’année. Ces Fêtes cardinales font Pâques ,qui comprend la Passion, la Mort Le la Ré-surrection du Sauveur, l’Ascension, la Pen-tecôte , Nocl & l’Epiphanie. Les Dimanchesd’après cette derniere Fête fe comptent parun, deux, trois, comme ceux d’après Pâ-que , Sc d’après la Pentecôte. Quelquefois

il n’y a qu’un Dimanche après l’Epiphanie,comme lorsque la Pâque tombe le 22 Mars.Quelquefois, il y] en a deux , ou plus, maisjamais au-destus de six. Lorfqu’il n’y a pointassiez de place pour célébrer ces six Diman-ches entre l’Epiphanie Sc la Septuagésime,on renvoie â la fin des Dimanches de la Pen-tecôte ceux dont on n’a pu faire l’Officeavant la Septuagésime. Alors le nombre desDimanches d’après la Pentecôte augmenteà proportion qu’on en a renvoyés d’aprèsl'Epiphanie, Sc ce nombre peut aller jufqu’auXXVIII. Le moindre est de XXIII, lorsquela Pâque tombe le 14 ou le 25 Avril. Maisqui ignore ces choses ’ Et si quelqu’un lesignoroit, il pourroit les apprendre en con-sultant notre Calendrier. Les Dimanches tantd’après l’Epiphanie que d’après la Pentecôtey font toujours marqués pour chaque annéequelle quelle soit.

Des Epacies du nouveau Calendrier.

Après tout ce que nous avons dit desEpactes dans l’Art de vérifier les ancien-nes dates, § 9, il ne nous reste ici qu’àexpliquer comment nous nous en servonsaujourd’hui pour connoître les nouvellesLunes de chaque mois de l’année , depuis laréformation du Calendrier en 1582.

Ces trente Nombres, que les Auteurs dunouveau Calendrier ont appellés Epactes ,font rangés vis-à-vis des jours de chaquemois de l’année , en les faisant marcher parun ordre rétrograde, depuis le Nombre tren-te , marqué par un Astérique ainsi *, jufqu’auNombre I, Sc en recommençant toujours parcet Astérique jusqu’à ce Nombre I en rétro- Igradant, depuis le premier de Janvier jus- 8qu’au dernier de Décembre, de telle sorte Iqu’il n’y a aucun jour de l’année qui ne soit gmarqué au moins d’une Epacte. Tel est l’ar-rangement de ces trente Nombres ou de cesnouvelles Epactes : en voici maintenant l’u-sage.

Pour connoître les nouvelles Lunes de cha-que mois de quelque année que ce puissieêtre, depuis 1582, tant que le nouveauCalendrier subsistera , il ne faut que sçavoir