z2.8 Lifte des Conciles certains (ft 1 connus.
bcri & ses Suffragans y traitèrent huit jours du-rant de la demande que le Ron Edouard leur sai-son d’un subside, sans pouvoir trouver le moyende le contenter.
Le 2 6 Mars de la même année, l’Archcvêquede Cantorben assembla encore quelques-uns deses Suffragans à saint Paul de Londres, où deuxAvocats & deux Frères Prêcheurs s'essorce-rent de prouver , que le Clergé pouvou se-courir le Roi de ses biens en temps de guerre,nonobstant la défense du Pape.
1199.R otomagense, le r 8 Juin. Guillaume de Flava-court Archevêque de Rouen y fit, avec ses Suf-fragans un décret divisé en sept articles , dontle premier montre le dérèglement du Clergé dece tcmps-là.
1199. Biterrense , de Beziers , par 1 Archevêque deNarbonne & ses Suffragans , fur la fin du moisd’Octobre. On y députa au Roi touchant undifférent temporel entre F Archevêque 8c le Vi-comte de Narbonne.
13oœ. Meledunense , de Melun, le 11 Janvier, parr Archevêque de Sens Sc ses Suffragans , pour ré-former la discipline de l’Eglise.
13 00. Merionense , deMerton , sous Robert Archevê-que de Cantorbcri, ou il publia des Constitu-tions qui regardent principalement les dîmes,& font voir avec quelle rigueur on les exigeoitalors en Angleterre.
1301. Rcmense , de Reims , le 12 Novembre. On yfit une Constitution de sept Articles , dont laplupart regardent les Clercs , qui seroient appcl-lés a un Tribunal séculier.
1302. Afud Rennam Fidelem, de Pena-Fiel, com-mencé le 1 Avril & finit le 13 Mai, par Gon-salve Archevêque de Tolède , 8c ses Suffragans.On y publia 13 articles pour réprimer les mêmesabus que l’on voit dans les autres Conciles dutemps, le concubinage des Clercs, les usures ,&c. On y ordonna aussi entre autres choses,que n chaque Eglise on chantera tous les joursà haute voix , Salve Regina après Complies.
r 3 01. Raristense , Assemblée des Seigneurs & des Pré-lats , le 10 Avril. Philippe le Bel ayant tait em-prisonner en 13 ot Bernard de SaissctpremierEvêque de Pamiers , Boniface VIII s’en plaignitau Roi par une lettre du y Décembre de la mêmeannée , Sc le même jour il lui envoya la Bulle :Ausculta , filt , où il s'applique les paroles deJérémie , 1. 10. Sc dit au Roi: Ne vous laisserdonc point persuader , que vous n’ayer point deSupérieur , Sc que vous ne foyer point soumisau Chef de la Hiérarchie Ecclésiastique : quipense ainsi est un insensé, Sc qui le soutient opi-niâtrement est un infidèle, séparé du troupeaudu bon Pasteur.
Philippe le Bel surpris Sc troublé de cette Bulle,assembla les Seigneurs 8c les Prélats à Notre-Dame de Paris, le 10 Avril 1302. II y fit des
plaintes contre le Pape, Sc lire la Bulle Auscul-ta , fili. Les Seigneurs en écrivirent a.x Cardi-naux une lettre forte , où ils se plaignnt de ceque le Pape prétend que le Roi est on sujetquant au temporel Sc le doit tenir d lui : auheu que le Roi 8c tous les François on toujoursdit, que pour le temporel le Royaume ne releveque de Dieu seul. Ils ajoutent : Nous dsons avecune extrême douleur , que de tels exes ne peu-vent plaire à aucun homme de bonne volonté,que jamais ils ne font venus en pensée 1 person-ne , & qu’on n'a pû les attendre que poir le tempsde l’Antechrist. Et quoique celui-ci lise qu’ilagit ainsi par votre conseil , nou: ne pou-vons croire que vous consentiez à de elles nou-veautés , ni à de si folles entreprises, ('est pour-quoi nous vous prions d’y apporter cl rcmedeque l’union entre l’Eghsc Sc le Royiume soitmaintenue, Sec.
La lettre des Prélats au Pape est mtins forte ;mais ils le supplient la larme a l’ceil, liícnt-ils,de conserver l’anciennc union entre -'Eglise 8cl’Etat, Sc de pourvoir à notre fureté enrevoquantle Mandement par lequel vous nous avez ap-lés à Rome, où le Pape auroit voulu uger cetteaffaire avec eux. Ce que le Roi Sc .es Baronsdéclarèrent qn'ils ne souffriroient cn aucunesorte.
Les Cardinaux répondirent aux Seigneurs Fran-çois , que le Pape n'a jamais écrit at Roi qu’ildût rcconnoître tenir de lui le temporel de ionRoyaume, Sec. Désaveu remarquable, dit M.Fleuri, qui ajoute; mais le lecteur peut jugers’il est sincère. Le Pape dit dans fa réponse auxPrélats : Ne s’efforce-t-on pas d’établir deuxprincipes, quand on dit que les choses tempo-relles ne sont point soumises aux spirituelles ?Et il les blâme de ce que les Puissances tempo-relles Pont emporté fur eux.
1302. Romanum , le 30 Octobre. Le Pape Bonifacey fit beaucoup de bruit Sc éclata en menacescontre Philippe le Bel, mais fans en venir àl’exéctìtion. On regarde seulement comme l’ou-vrage de ce Concile la fameuse Décrétait: : Unamsaitclam , où , selon M, Fleuri, il faut soigneu-sement distinguer Fexposé 8c la décision : toutl’exposé tend à prouver que la puissance tempo-relle est soumise à la spirituelle, 8cque le Papea droit d'instituer , de corriger 8c de déposerles Souverains. Cependant Boniface tout entre-prenant qu’il étoit, n’osa tirer cette conséquencequi suivoit naturellement deses principes, ouplutôt Dieu ne le permit pas; 8c Boniface secontenta de décider en général, que tout hom-me est soumis au Pape , vérité dont aucun Ca-tholique ne doute , pourvu qu’on restraigac laproposition à la puissance spirituelle : 8c cen: ansauparavant le Pape Innocent III avouoit for-mellement , que le Roi de France ne rccornoît
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