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leur destine , par des coulisses ou pierrées( dans les terres humides ), par des laboursprofonds et répétés, par d’abondans engrais ,des sarclages faits soigneusement et multipliésautant que les mauvaises herbes l’exigent.J’indiquerai les inslrumens qui viennent ausecours des laboureurs, pour rendre faciles etpeu chères ces cultures subséquentes. Puisse-je aussi persuader à nos braves fermierscombien il sera plus avantageux pour eux defaire consommer les récoltes d’herbages et deracines par leurs bestiaux à l’e'table , quede les conduire au marche'. Le temps qu’ilsperdent pour les y transporter, l’engrais queleurs animaux laissent sur les grands chemins,l’usure de leurs chars , de leurs harnois nesont point assez comptes par eux 5 ils ne cal-culent point combien, en faisant consommer t
ces produits chez eux , ils peuvent y trouverde profit, quelle prodigieuse quantité d’engraisprécieux pour leurs terres ils se procurerontpar ce moyen. C’est encore ainsi qu’ils auronttoujours des animaux de vente facile , s’ilsdésirent s’en défaire; car, à qualités égales,le cheval ou le bœuf en bon état sera payéun tiers ou un quart en sus de celui qui estmaigre et sans apparence. Ils apprendront à