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Des prairies artificielles d'été et d'hiver : de la nourriture des brebis et de l'amélioration d'une ferme dans les environs de Genève / par C. J. M. Lullin
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pouces entre les plantes; ou des choux cava-liers, à 5o ou 56 pouces d’une ligne à l’autre,et 2 pieds d’une plante à l’autre ; ou enfindes peseltes mêlées d’un quart ou d’un tiersd’avoine, qu’on coupe des qu’elles sont enfleurs.

Si au contraire la terre est légère, on luidestinera des cairotes (î) , des navets, desturneps ou des pommes de terre.

Toutes ces plantes doivent être soigneuse-ment sarclées et cultivées avec la petite char-rue, sans avant-train, ayant une seule roue àla perche, que nous nommons cultivateur, etque les Anglois appellent horse hoe; on peutemployer aussi le shim des Anglois, autreinstrument propre aux sarclages superficiels,espèce de ratissoire, dont le couteau a i4 à1 5 pouces de largeur. Le cultivateur appro-fondit davantage; et, comme on y adapte lesoreilles, on peut alors butter les plantes quien ont besoin.

Si les pommes de terre que l’on a semées

(i) On les nomme patenailles , ou racines jaunes,aux environs de Genève . Il y en a une variété qui estblanche : elle donne moins de produit et a moins degoût que la jaune.