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reparer, bien plus que l’impatience du renou-vellement. La première méthode, toutes lesfois qu’elle est possible, arrive plus promp-tement à ses fins ; l’impatience se trompedonc elle-même en prononçant l’arrêt quicondamne une ancienne prairie : il se passe5 ou 4 ans avant qu’elle soit rappele'e à l’étatdésiré , tandis que la main réparatrice ajoutechaque année au produit, loin d’y renoncerpour quelque temps , et parvient, dans lemême intervalle de 5 ou 4 ans , au réta-blissement désiré.
Le cultivateur judicieux aura saisi , pourprononcer sur le sort de sa prairie , toutesles circonstances locales et les causes de sadétérioration ; il les reprendra une à une pourles combattre ou en tirer parti.
C’est ainsi qu’il verra s’il existe des eauxnuisibles , ou s’il a à sa portée des moyensd’arrosement. Dans le premier cas, on tiendrales bas-fonds saignés avec soin , afin que leseaux s’écoulent sûrement et facilement ; carles eaux stagnantes à la surface , ou entredeux terres , sont extrêmement préjudi-ciables. Dans le second cas, il faudra nivelerle terrain avec soin , et le rigoler convena-blement , afin de profiter de l’eau qu’on peut