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5.° J’ai dit que le genre de culture desenvirons de Genève e'toit une cause de lacherte' des fourrages : il n’y a pas de douteque ce ne soit la principale.
Pour l’ordinaire, un tiers de la ferme est enjachère, un tiers en froment ou seigle , etun tiers en grains de IMars (i). Observezattentivement ces fermes , vous y trouverezun petit nombre de bestiaux tous maigres ;à peu près point de fumier ; toute la paillerecueillie sur un domaine gouverne' d’unemanière aussi désastreuse pour le propriétaireelpour le fermier, est si peu de chose, qu’ex-cepté dans les années très-abondantes enpaille, la totalité de la récolte suffit à peinepour empêcher les chétifs animaux de cesfermes de mourir de faim pendant l’hiver ;ils n’ont pour se coucher que des feuillesmortes , ou des roseaux , lorsque le fermiera le bonheur d’avoir des bois ou un petitmarais à portée de lui , encore une partie decelte litière est-elle dévorée, toutes malsainesque soient ces herbes de marais.
Que deviennent les champs , lorsque
(i) Voyez le compte comparatif de celte cultureavec un assolement anglois, chapitre des in/les.