de celui qu’on m’en avoit offert au commen-cement de Mai ; ils étoient, lorsque je lesvendis , ce que nos bouchers appellent fingras, et n’avoient eu aucune autre nourritureque du trèfle , et les l5 derniers jours deuxcoupes de pommes de terre chacun.
Mon troupeau me fit une rente prodigieuseet une énorme quantité’ de fumier de lameilleure qualité'; je ne saurois assez recom-mander cet emploi du trèfle en vert, donnéà l’étable, comme la plus profitable de toutesles manières de le consommer.
On aura l’attention de ne le faucher quelorsque l’humidité de la pluie ou de la roséeest à peu près dissipée ; si la première duroitlong - temps et que , manque de fourragesec , on fût obligé de faire usage du trèflevert, on le coupera plusieurs heures avant lemoment de le donner ; on le laissera troisou quatre heures en tas à la grange , jusqu’àce qu’on y remarque de la chaleur ; ce com-mencement de fermentation le dispose àlaisseréchapper l’air fixe qu’il contenoit ; on l’étendensuite peu épais et dès qu’il est refroidi,on peut le distribuer aux bestiaux sans danger.
Mais, dans quelque circonstance qu’on fasseconsommer le trèfle , la luzerne ou toute