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Des prairies artificielles d'été et d'hiver : de la nourriture des brebis et de l'amélioration d'une ferme dans les environs de Genève / par C. J. M. Lullin
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très - abondantes , et cela sur des terresglaiseuses d’une ténacité extrême ; je n’enconnois pas auxquelles l’abondance des pluieset la sécheresse fassent autant de mal, surlaquelle la plus petite gelée de printempscause autant de dégâts à la vigne , et celled’hiver fasse pourrir autant de souches (1) ;aussi n’y a-t-il point de plante plus propreà former une prairie durable, abondante,et à l’abri des casualités sur un terrain aussiingrat , que cette vesce. Jusqu’en 1801 , jene l’avois vue que dans les jardins j mais jel’ai observée ces trois années dans une terreglaise des plus tenaces, au milieu d’uneprairie sans culture, sans engrais, sans abrini arrosement. Son mérite m’a paru tropévident pour ne pas la tirer du jardin afinde la multiplier dans les champs.

Je ne doute pas que le gvp se n’ait sur ellel’effet cju’il a sur toutes les autres plantes légu-mineuses , je ne l’ai pas encore essayé.

L’introduction de la vesce pour fourrage,est une amélioration agricole que tout boncultivateur appréciera bien vite lorsqu’il enaura fait usage , et cju’il tentera sûrement

(1) Près de Châtelaine.