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forts en fanes, de quelque espèce qu’ils soient,peuvent être pâtures avec avantage, pendantl’hiver et les premiers jours du printemps,( avant que la végétation soit de nouveau enmouvement) par les bêtes à laine; on attendde les y mettre que les blés aient éprouve'quelques petites gelées blanches; on 11e les yfait conduire que lorsque le terrain est sec ougelé , et on ne les y laisse jamais long-temps.
L’orge et le seigle destinés à être donnés envert, doivent être donnés peu-à-peu, et sur-tout au printemps, lorsque les animaux n’ontété nourris que de fourrages secs pendantl’hiver ; on mélange une grande quantité decelui-ci au commencement , qui se diminuechaque jour en augmentant dans la mêmeproportion celle de fourrage vert , pour ac-coutumer peu-à-peu l’estomac des bestiaux àce nouveau régime. Une trop grande abon-dance d’un aliment aussi succulent a de grandsincouvéniens, même pour les chevaux, aux-quels il d onne des maladies de re'plétion ,même la fourbure si on n’y met pas de laprudence dans la distribution ; mais dans cecas ces herbages sont très-utiles , très-nour-rissans et très-sains.